Dove and Raven [Epilogue]

 
Dove and Raven

                                                                                                                                                                                                
 
Avant-propos: Voici enfin l'épilogue et la véritable conclusion de cette histoire ! Je préviens tout de suite, il fait une dizaine de pages, alors prenez votre temps ! Par contre il y aura une ou deux scènes un peu osées, mais pas de lemon ! Quant au bonus, il sera beaucoup plus court ne vous en faites pas, et accompagné d'images bonus sûrement, notamment la tenue que j'ai imaginé pour Lassia dans Deadman Wonderland.
Bonne lecture !
                                                                                                                                                                                                

Le bateau navigua pendant de longues heures, heures où nous avions passé la plupart du temps avec les autres. Mais la fatigue nous rattrapa rapidement. On nous avait dit qu'une cabine était disponible pour chaque personne présente, mais nous partagions la même, en profitant pour dormir dans les bras l'un de l'autre, paisiblement, loin de toute menace et sans avoir besoin de nous préparer au combat du lendemain. Nous pouvions tout simplement nous reposer.
 
Je ne sais pas combien de temps j'avais dormi comme ça, peut-être une ou deux heures, peut-être moins, peut-être plus. Je n'avais jamais réalisé que la prison était si loin de la ville. Ou alors on faisait beaucoup de détours pour ne pas être repérés, c'était une possibilité envisageable. Il me réveilla doucement lorsqu'on frappa à notre porte. Il était temps d'aller en ville pour recommencer notre vie. Ensemble. Il m'embrassa tendrement le front avant de se lever en tenant toujours ma main.
 
Nous montions sur le pont, et les lumières de la ville nous aveuglèrent un instant. Des buildings, le bruit de la ville, le vent du soir. Toutes ces choses insignifiantes que nous avions presque oubliées, nous les retrouvions. Nous avions le droit de les retrouver.
 
Enfin, moi je n'avais jamais été à Tokyo, mais Senji me rassura en me disant qu'il y avait vécu pas mal de temps quand il était policier. Scar Chain nous trouva même un logement. Ils avaient en effet des relations et tout le monde avait été pris en charge pour nous aider,  nous « réinsérer dans la société ». Nos aptitudes de deadmen seraient tenues secrètes, cependant, ils ne nous aideraient que pour un temps.
 
On devait retrouver une vie normale, c'est-à-dire trouver un travail pour garder notre logement, puis avancer.
 
On nous conduisit alors à notre chez nous temporaire, qui n'était rien d'autre qu'un petit deux pièces en banlieue, avec le minimum vital. Mais nous n'avions pas l'intention de faire la fine bouche. Cette situation était déjà irréelle. Moi, avec Senji, libres.
 
Il était déjà tard et nous n'avions eu le courage de rien, alors nous étions repartis finir notre nuit sans vraiment regarder à quoi ressemblait notre chez nous. Ce n'est que le lendemain que nous y prêtions attention. Lorsqu'on entrait, le coin cuisine était à droite, juste derrière la pièce à vivre où se trouvait un clic clac avec une table basse. La salle de bain était quant à elle sur le côté gauche, avec tout le nécessaire. C'était petit certes, mais parfait pour nous, pour l'instant en tout cas.
 
Il y avait aussi un ordinateur portable sur la table basse, ainsi que deux téléphones. Ils avaient vraiment pensé à tout. Alors que je sortais d'une douche bien chaude, en serviette, je trouvais déjà Senji en train de trainer sur l'ordinateur. Mais à peine lui avais-je demandé ce qu'il faisait qu'il ferma l'appareil avant de passer doucement ses bras autour de ma taille et m'embrasser doucement.
Je répondis à son baiser, sa chaleur était si envoutante, et rassurante. Il recula son visage et cala ma tête dans le creux de son épaule. Je le sentais différent de d'habitude.
 
-Je vais commencer à travailler le plus tôt possible. N'importe quoi, tant qu'on peut vivre. Alors ne t'inquiète de rien, d'accord ?

Je me reculais pour pouvoir le regarder. Je passais une main sur sa joue, touchant son cache ½il du bout des doigts. Je n'avais pas le c½ur de lui dire que ce serait difficile avec son ½il en moins. Mais lorsqu'il saisit ma main, le regard déterminé, je compris qu'il en avait conscience.
 
-N'importe quoi, répéta-t-il en serrant un peu plus ma main.
-Mais je ne compte pas te laisser tout le boulot tu sais, souriais-je en le voyant si sérieux.
 
Il eut l'air un peu étonné, puis eu un sourire en coin avant de m'embrasser le front.
 
-N'en fais pas trop tout de même.

C'est donc ainsi que dans la journée, nous étions partis nous inscrire dans différentes boîtes pour trouver des petits boulots. Je savais bien qu'il voulait tout endosser car c'était plus simple. Il avait déjà travaillé, il savait comment ça marchait. Enfin, il considérait surtout son handicap minime comparé au mien. Mais je n'étais pas du genre à me reposer sur lui sans rien faire, que ça lui plaise ou non.
 
Lorsque nous poussâmes la porte de chez nous, une chaleur étouffante nous prit de court. Après avoir demandé le pourquoi du comment au reste de l'immeuble, il semblait que tous les autres avaient le même problème. Le système de chauffage général était défectueux, provoquant une chaleur des plus insoutenables. Et il fallait attendre le lendemain pour que ce soit réparé, vu l'heure qu'il était.
 
En rentrant, n'en tenant plus, je me mis en sous-vêtements avant de m'écrouler sur le lit. Senji fit de même et resta en boxer. Moi qui avais déjà du mal avec la chaleur, c'était le bouquet. Mais je remarquais que mon beau brun avait du mal à me lâcher du regard. Et à contenir ses rougeurs, à côté de moi. J'eus un sourire, amusée par son éternelle gêne.
 
-Tu es pas croyable, après ce qu'il s'est passé dans le sauna, tu arrives encore à te retrouver dans cet état ? Le taquinais-je gentiment.
-Tu ne te rends simplement pas compte de certaines choses ! Se défendit-il.
-Ah oui, et de quoi ?

Il prit un air sérieux et soudain, se retrouva à califourchon sur moi. Un peu surprise mais loin d'être déstabilisée, j'eus toujours mon sourire taquin au coin des lèvres.
 
-Comme si tu étais capable de me faire quoi que ce soit, riais-je en voyant que son expression n'avait pas changé.
 
Il détourna le regard. Il était déjà si embarrassé à l'idée d'approcher une fille, alors lui faire l'amour. Il s'enleva sans un mot, boudeur. Je vins alors lui caresser le dos pour me faire pardonner. C'est vrai que ça ne devait pas être facile d'avoir deux facettes de sa personnalité aussi contraires. Aussi viril que sensible sur ce point.
 
Il se retourna et me pris doucement contre lui, malgré la chaleur. Aussi viril que mignon, plutôt. Mais on avait tout notre temps, rien ne servait de se presser, de toute façon.
 
Cependant, rien ne se passa comme prévu. Senji trouva rapidement un petit boulot, qui n'était vraiment pas reluisant, puisqu'il devait préparer les commandes dans un fast-food, et derrière pour ne pas effrayer les clients. J'avais peur que ça lui pèse sur le moral, mais à chaque fois qu'il rentrait, il me regardait avec un doux sourire, quand bien même je ne pouvais pas m'empêcher de me dire que Senji ne méritait pas de faire un truc pareil. Mais lui dire n'aurait rien arrangé de toute façon.
 
Je n'imaginais pas encore, à ce moment-là, tout ce qui pouvait lui passer par la tête. Et même si je l'avais su, je ne pense pas que j'aurais fait les choses autrement.
 
Car la raison pour laquelle je n'avais de mon côté, toujours pas de travail malgré la discrimination et mon handicap (puisque je ne le mentionnais pas), était tout autre.
 
C'était le jour où Senji parti au travail pour la première fois. Il m'embrassa tendrement avant de partir, m'accordant encore du repos, même s'il m'y obligeait un peu. Je n'aurais jamais pensé qu'il me couverait autant, mais ce n'était pas étouffant pour autant, alors ça allait.
 
Ce jour d'hiver, en plein milieu de l'après-midi, alors que je cherchais des offres d'emploi sur l'ordinateur, on sonna. Un peu surprise puisque ce n'était jusque-là jamais arrivé, j'ouvris avec méfiance. Qu'elle ne fut pas ma surprise d'y voir un vieil homme en tenue de policier ! Mais il sembla tout autant surpris de m'avoir en face de lui. Après les salutations d'usage, il me demanda si Senji vivait bien ici. Prenant un air sombre et froid, je ne répondis pas à sa question, mais en posai une autre. Pourquoi il demandait ça. Ce fut à son tour d'être surpris, mais il finit par rire.
 
C'est donc à ce moment qu'il m'expliqua qu'il connaissait Senji car il était son ancien chef. Il était venu toquer à notre porte car il l'avait vu par hasard sortir de notre immeuble, et il se demandait si c'était bien lui, car ça faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Depuis son emprisonnement pour ainsi dire. On parla donc beaucoup de Senji, de son passé, de la raison de son emprisonnement injuste. Du fait qu'il ne pourrait plus jamais être flic, ni même faire quelque chose en rapport direct avec l'Etat japonais.
 
Il me parla aussi de moi, car pour ma plus grande surprise, j'étais connue des services de police japonais, puisque j'avais été dans une prison japonaise. Je n'étais toujours pas fière de mes actes, alors je ne pensais pas avouer le reste. Mais il ne posa aucune question sur ça.

Dove and Raven
 
C'est à partir de ce jour où Lassia rencontra ce policier que tout commença. Elle passait le plus clair de son temps sur l'ordinateur, à faire des recherches jusque tard dans la nuit. Senji ne comprenait plus. Pourquoi agissait-elle comme ça ? Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait dormi seul, pour la retrouver endormie sur la table le lendemain matin. Et même lorsqu'il voulait la réveiller, elle réagissait au quart de tour et fermait immédiatement l'ordinateur.
 
Son comportement le blessait. Elle lui cachait quelque chose, mais il n'avait pas la force de se disputer avec elle pour ça. Car elle devait avoir ses raisons, et puis, il était bien trop fatigué par son travail pourri. Mais comment ne pas être attristé ? Le grand Senji Kiyomasa ne pensait pas une seule seconde à un tel retournement de situation, et il en était resté désemparé, ne sachant pas quoi faire, faisant face à une Lassia qu'il n'avait encore jamais côtoyé.
 
C'est après une énième nuit où le brun se coucha seul qu'il fut réveillé plus tôt que d'habitude par un brutal bruit de verre brisé. Ayant pour seul vêtement son boxer, il ne réfléchit pas plus pour se précipiter vers ce son inhabituel. Son c½ur faillit rater un battement. La fille qu'il aimait était à terre, écroulée contre le mur, un verre d'eau brisé à côté d'elle. Avant même de poser ne serait-ce qu'une seule question, il la prit dans ses bras et comprit. Elle était brûlante de fièvre. Quand bien même son comportement le laissait dubitatif quant à ses sentiments, il ne pouvait pas la laisser comme ça. Elle était belle et bien malade.
 
Il la déposa dans le lit, alors qu'elle respirait bruyamment. L'anxiété commençait à prendre le dessus. Il se rendit bien compte qu'elle avait beau maltraiter son c½ur, il l'aimait toujours  aussi fort qu'avant. Et ça lui faisait presque peur, dans un sens.
 
Il ne comprenait pas. Pourquoi ? Comment ? Que pouvait-il faire ? Même lui ne pouvait vraiment rien faire ? Il serra les poings face à ces questions qui hantèrent ses pensées. Il sentit alors la main de sa douce se poser sur la sienne. Il la regarda, surprit, et referma sa prise. Il essaya de la rassurer en lui disant qu'il n'irait pas travailler, mais elle refusa. Elle eut un sourire en coin, en disant qu'il savait très bien « qu'on ne pouvait pas se le permettre ».
 
Après avoir passé plusieurs minutes à débattre du pour et du contre, Senji céda en soupirant lorsqu'elle lui avait dit que ce n'était qu'une petite fièvre et qu'elle était plus résistante que ça. Et ça, il le savait très bien. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter énormément. Quoi de plus normal lorsqu'on aime, me diriez-vous.
 
Il se prépara, et l'embrassa tendrement avant de partir, se fichant de la possible contagion. Il lui promit alors de rentrer plus tôt. Il espérait ainsi pouvoir renouer les liens qu'ils avaient il n'y a pas si longtemps...
 
Il passa donc la journée à réfléchir tout en préparant les hamburgers. Comment faire pour qu'elle redevienne comme avant ? Pour qu'elle lui parle de cette obsession qu'il lui fait avoir un comportement étrange ? Il voulait lui faire plaisir, peut-être était-ce de sa faute à travailler trop.
 
Il se trompa dans une commande. Le chef qui n'était pas loin s'en rendit tout de suite compte, et Senji s'excusa platement. Mais l'homme qui devait avoir environ son âge lui demanda ce qui n'allait pas. Car Senji avait toujours été irréprochable au travail, là où des dizaines d'autres s'emmêlaient les crayons souvent au début. Le brun avoua la raison de ses préoccupations, et son chef lui donna son après-midi. Et ajouta même que c'était bien mérité.
 
Un peu surpris mais heureux, celui-ci accepta avec joie et reparti vers midi. Il pourrait la dorloter, et retrouver leur complicité perdue. Il en était convaincu. Mais lorsqu'il rentra, il était seul. Il chercha partout, mais ce n'était pas grand. Il devait se rendre à l'évidence, elle était partie.
 
Complètement largué avant d'être en colère, il vit quelque chose d'inhabituel. Quelque chose dépassait d'un tiroir de la cuisine. Lorsqu'il l'ouvrit, il y découvrit une dizaine de lettres de l'agence de recrutement qui n'avaient même pas été ouvertes.
 
Ce fut la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Il sorti et claqua la porte. C'était trop. Il voulait comprendre. Il refusait de s'imaginer des choses les plus horribles les unes que les autres, comme la trahison et la tromperie. Il se refusait de penser que la fille qu'il aimait était capable d'une chose pareille.
 
Il fit le tour du quartier en courant à perdre haleine. Tous les passants prirent peur devant ce fou élancé au cache-½il. Il voulait la trouver, lui demander, s'expliquer. L'ignorance lui rongeait le c½ur depuis un moment, et ça avait atteint le noyau, le point critique. Il ne le supportait tout simplement plus. Et d'un côté il se sentait misérable, pour bien des raisons.
 
Il s'arrêta soudainement, au bout d'une petite ruelle sombre. Elle était là, dans l'avenue en face. Avec un homme. Qui venait de mettre la main sur son épaule, comme si c'était naturel. Et elle n'avait pas bondit en arrière comme il pensait qu'elle l'aurait fait en temps normal. Elle n'avait qu'un sourire et un rire gêné.
 
Pourquoi ? C'était vraiment réel, ce qu'il venait de voir ? Il avait fait quoi de mal, bordel ?!
 
Sans plus réfléchir, il serra les dents et alla récupérer sa petite amie une fois l'homme parti. Ses yeux rosés s'étaient écarquillés devant lui, avant de se détourner. Elle n'arrivait pas à le regarder en face.
 
Il ne se contenait plus. Il saisit son poignet fermement et ils marchèrent rapidement jusqu'à leur petit deux pièces. Il la sentait réticente, mais il avait le droit de savoir, il n'était pas en tort !
 
Une fois la porte claquée, il la mit littéralement dos au mur et plaqua ses paumes de chaque côté du visage de la blanche, le regard animé de tant de sentiments contraires.
 
-Explique-moi ! Je n'en peux plus Lassia ! Qu'est-ce qui t'arrive bon sang ?! T'étais pas censée être malade ?! Pourquoi t'as pas répondu aux lettres de l'agence ?!

Il reprit sa respiration avant de vraiment attaquer ce qui lui faisait le plus mal.
 
-Et c'était qui ce gars ?! Je peux pas croire que toi tu m'aies fait ça ! C'est impossible !

Il marqua un second temps d'arrêt durant lequel il baissa la tête. Plus que la colère, la tristesse était plus forte.
 
-C'est parce que j'ai un boulot pourri ? Parce que je dois nourrir des gros porcs à longueur de journée ? Parce que je ne suis plus le plus populaire ? Parce que je suis incapable de t'offrir une meilleure vie que ça ?! Et tes mots c'étaient aussi des mensonges ? A quoi bon avoir tout abandonné si je ne peux même pas dormir avec la femme que j'aime ? Dis-moi... Je veux juste savoir pourquoi Lassia...

La tristesse et l'incompréhension avaient pris le dessus. Lui, Senji Kiyomasa, alias le Corbeau, l'un des plus forts combattants de Deadman Wonderland, se trouvait mis à terre par ses sentiments. Et ça le rendait fou. Il s'éloigna d'elle, la tête baissée.
 
Quant à la blanche, elle en était restée figée. Elle l'avait laissé parler sans intervenir. Parce qu'elle se savait en tort ? Non, c'était loin d'être aussi simple.
 
-Senji...

Il releva lentement la tête à l'entente de son prénom.
 
-Tout ce que je peux te dire, c'est que je suis désolée, commença-t-elle alors que l'½il unique du brun s'écarquilla.
 
Il avait peur de la suite.
 
-Je me rends compte seulement maintenant que mes actes t'ont fait souffrir à un point où tu me demandes des choses irrationnelles. J'étais tellement absorbée par ce que je faisais... Je te l'accorde, mes actes peuvent porter à confusion... Mais je ne t'ai pas trompé ! Comment je serais capable de faire une chose pareille ?! Et le pire, c'est que je ne peux rien t'expliquer maintenant... Tout ce que je te demande Senji, c'est de me faire confiance. S'il te plait...

Au son de sa voix légèrement déformée à cause de sa gorge nouée, il ne put s'empêcher de la serrer dans ses bras. La confiance. C'était ce qu'elle lui avait demandé lors de leur combat contre Karako et Nagi. Et il se rappelait exactement de la réponse qu'il lui avait donnée.
 
-Comme toujours... murmura-t-il doucement.
 
Elle se figea une seconde fois à l'entente de cette même réponse. Elle le serra du peu de force qui lui restait. Elle lui jura de faire des efforts pour ne plus le faire souffrir en attendant qu'elle puisse lui expliquer. Elle se rendit vraisemblablement compte de ce qu'il avait fait pour elle. Il avait accepté de renoncer à sa renommée, de son statut de Five One, de changer de mentalité, de faire un boulot pourri et d'habiter dans un appart minuscule pour une seule et même raison. Pour elle. Et elle espérait ne pas avoir commis d'erreur lorsqu'elle avait décidé d'entreprendre ses recherches. Elle espérait ne pas l'avoir fait souffrir pour rien.
 
Car n'importe qui aurait fini par péter un câble à la place de Senji, et elle en prenait conscience seulement maintenant.
 
Quant à lui, c'est lorsqu'il déposa ses lèvres sur les siennes qu'il comprit qu'elle était vraiment fiévreuse. Et pour qu'elle voie ce gars malgré son état, ça devait être important au plus haut point.
 
-Senji, ce que tu as vu toute à l'heure, c'était un malentendu. J'ai failli tomber à cause de la fièvre et... il m'a juste rattrapé par l'épaule, c'est tout. Je te le jure...

Il la fit taire grâce à un baiser volé. Senji était plus résistant que quelques virus.
 
-Je sais, je te crois. Ne t'inquiète pas.

Il attendrait le bon moment pour savoir. Il n'allait pas poser de questions. Il lui ferait simplement confiance. Car même s'il avait été blessé par son comportement, il en avait fait autant avec ses paroles. Même si c'était compréhensible.
 
Il la porta dans ses bras et la déposa de nouveau dans le lit. Il s'allongea à ses côtés après avoir enlevé son jean qui n'était pas confortable du tout pour s'allonger, et fit de même pour la blanche.
 
Mais le même problème se posa. Comment faire pour qu'elle se rétablisse rapidement ? C'était ce rythme effréné qu'elle avait depuis quelques semaines qui l'avait mis dans cet état, il ne voyait que ça. Et il se creusait la tête pour trouver un moyen de la faire aller mieux, encore plus que le matin-même, car c'était bien pire maintenant qu'elle avait forcé.
 
-Et ton travail Senji ? Demanda-t-elle inquiète en se tournant vers le brun.
 
Il calla sa tête dans le creux de son cou, en lui caressant ses cheveux immaculés qu'il trouvait toujours aussi beaux.
 
-Le chef m'a donné mon aprèm pour que je puisse m'occuper de toi, t'en fais pas.
-Désolée, murmura-t-elle, un peu honteuse.
 
Il ne répondit rien. Il soupira juste, en réfléchissant toujours. Mais il ne pouvait pas s'empêcher d'être heureux de l'avoir contre lui comme ça, même malade. Ça faisait si longtemps qu'il n'avait pas pu sentir sa chaleur ainsi.
 
Il huma l'odeur de ses cheveux. Lorsqu'on a de la fièvre, le corps essaye de réguler la température par le biais de la sueur. Mais c'était rare qu'il y arrive seul. Une idée lui vint alors en tête. Une idée dont il aurait honte. Mais lorsqu'il la regarda une nouvelle fois, il vit bien que son habituelle peau blanche était rougit par la fièvre. Elle respirait de plus en plus fort, et ça lui faisait mal au c½ur de la voir comme ça.
 
-Pardonne-moi pour ce que je vais faire Lassia.

Il la fit s'allonger sur le dos, tandis qu'elle ouvrit avec difficulté un de ses yeux rosés. Il fallait la faire suer. Et dans ce deux pièces où il n'y avait qu'un seul radiateur, c'était peine perdue sans autre moyen. La chaleur de la dernière fois ne reviendrait pas en ce jour de pluie maintenant.
 
Il prit une grande inspiration, et commença alors une série de baiser dans son cou, puis descendit sur ses clavicules jusqu'à la naissance de sa poitrine. Sur sa peau blanche comme la neige mais aussi brûlante que le feu. Il caressa chaque partie de la femme dont il était tombé éperdument amoureux, sans pour autant s'attarder sur les plus intimes, ne laissant pas un centimètre de sa peau satinée inexploré.
 
Son c½ur s'accélérait. Il avait trouvé une assurance nouvelle, loin de la première fois où il s'était retrouvé dans cette position. Car là, c'était uniquement pour son bien.
 
Il refoula toutes les pulsions primitives qui commencèrent à naître en lui. Car par-dessus tout, il ne voulait pas lui faire peur. Mais ce qu'il ignorait, c'est que le c½ur de l'opaline n'était pas en reste non plus. Elle fermait les yeux, se laissant bercer par la douceur de son amant qui la rendait de plus en plus en proie à ses fantasmes inavoués.
 
Alors qu'il se redressait, il fut surpris par son geste et se stoppa. Elle avait consciemment passé ses mains sur son torse, sous son t-shirt, lui offrant de douces caresses à son tour. Il essaya de se contenir, n'arrivant pas à se confronter à son regard, et reprit sa série de baisers, jusqu'à finir sur une de ses mains. Car quand bien même il avait de quoi se protéger, il n'avait pas prévu de le faire maintenant.
 
-Lassia, je voulais juste te faire suer pour que tu guérisses plus vite, rien de plus. Je ne veux pas que tu crois que je profite de toi. Je ne veux pas que notre première fois se passe comme ça.

Lorsqu'il la regarda de nouveau, il fut surpris de voir ses yeux emplis de détermination. Elle n'avait pas peur, il ne la dégoûtait pas, elle lui faisait pleinement confiance. Pour faire court, son regard était aussi brûlant et empli de désir que celui du brun.
Elle semblait vraiment vouloir le faire.
 
-Tu es sûre de toi ? Demanda-t-il doucement en entrelaçant ses doigts aux siens.
 
Il n'eut pour seule réponse les mains de sa belle qui saisirent le haut de son boxer. Il ne se retenait plus, mais jamais il n'aurait fait acte de brutalité. C'est ce qu'elle voulait, et il ne pouvait pas cacher qu'elle l'envoutait irrémédiablement. Il laissa ses pulsions parler, son désir de la faire sienne, et réciproquement. Il s'allongea sur elle en passant ses mains dans son dos pour la serrer contre lui, en lui murmurant à quel point il l'aimait. Ce n'était pas un geste de domination, mais plutôt de protection.
 
Elle referma sa prise également, avant d'aller plonger ses mains dans ses cheveux de jais, et répondit, non sans difficulté, qu'elle l'aimait aussi.
 
Senji déposa tendrement ses lèvres contre les siennes pour débuter un baiser passionné, tout en passant ses mains sous son t-shirt. Leurs corps s'entrelacèrent, s'embrassèrent et se lièrent pour ne faire plus qu'un.
 
Il se fit le plus doux possible. Il ignorait s'il s'agissait de sa première fois, tout simplement car ils n'en avaient jamais parlé. Tout ce qu'il savait, c'est que c'était la leur. Il fit toujours très attention à son état, mais se rassura en la voyant aller de mieux en mieux.
 
Les vêtements jonchèrent rapidement le sol. Lorsqu'ils atteignirent le point culminant de leur amour simultanément, il s'écroula quelques secondes après à côté d'elle, mais ne la lâcha pas. Jamais il ne la lâcherait. Ils s'endormirent peu de temps ensuite, dans les bras l'un de l'autre, dans la plus grande quiétude malgré cette ville bruyante. Mais l'un comme l'autre n'entendirent le monde extérieur. A ce moment-là, ils ne pensèrent qu'à une seule chose : à quel point ils étaient heureux ainsi. Heureux de s'être liés et donné l'un à l'autre.
 
Le lendemain matin, un samedi donc, les rayons du soleil percèrent les volets de l'appartement. Senji fut le premier à s'éveiller, et resserra sa douce contre lui en soupirant d'aise. Puis, pour la réveiller en douceur, il l'embrassa tendrement. A ce contact intime, il put avec bonheur constater la baisse définitive de température de sa belle, ce qui engendra un long, très long soupir de soulagement face à sa guérison rapide. Il plaça sa tête au creux de son cou en fermant les yeux, pensant se rendormir encore un peu.
 
-Je t'aime Senji...

Il rouvrit les yeux. Ça avait été presque inaudible, et prononcé sur un ton endormi. Il la recula de lui, et la regarda pendant un moment sans rien ajouter. Il la trouvait définitivement trop mignonne. Alors qu'il y à peine quelques heures, il la dévorait des yeux tant elle était incroyablement sexy et désirable. Sans rien faire pour, en plus. Il se demandait parfois d'où elle pouvait venir, pour réussir cet exploit d'apparaitre sous deux aspects qui se semblaient si contraires.
 
Elle avait ouvert complètement les yeux, affichant une mine soucieuse.
 
-Qu'est-ce qu'il y a Senji ? Demanda-t-elle maintenant parfaitement éveillée, se redressant en tenant le drap contre elle.
 
C'est alors que le brun pensa à poser la question.
 
-C'était ta première fois, Lassia ?

Il l'avait demandé de but en blanc, sans même la regarder. C'est lorsqu'elle poussa un léger cri de surprise qu'il reposa les yeux sur elle. Il écarquilla son ½il d'encre devant sa réaction.
 
Elle détournait le regard et ses joues étaient devenues cramoisies.
 
-C'est pas important ça, répondit-elle en essayant de le regarder, en vain.
 
Le brun eut un instant d'absence. Il comprit rapidement que la réponse était positive. Elle lui avait donc offert sa première fois, dans son état, sans avoir peur, sans craindre quoi que ce soit. C'était bien l'ultime preuve qu'elle l'aimait à avoir une confiance aveugle en lui. Et même si ça semblait étrange de penser ainsi, il était touché à un point qu'il n'imaginait même pas.
 
Il la serra dans ses bras, la faisant taire dans ses balbutiements inutiles de justification.
 
-Je ne t'ai pas fait mal, rassure-moi ?

Cette inquiétude avait dû passer au second plan lors de l'acte à cause de ses sentiments puissants et de son regard assuré, même s'il s'était considéré comme doux malgré la force physique indéniable qu'il possédait. Mais peut-être s'était-il fourvoyé. Et ça le terrifiait. Ça le terrifiait d'avoir pu faire du mal à la personne qu'il aimait le plus au monde.
 
-Un vrai agneau, plaisanta-t-elle en le serrant contre elle à son tour.
 
Il soupira de soulagement, avant de répondre à sa déclaration un peu plus tôt. Il la serra de toutes ses forces contre lui, avant de l'éloigner subitement, provoquant l'incompréhension chez l'opaline.
 
-Lassia, ce qu'on vient de faire, je ne veux qu'aucun autre ne te le fasse. Jamais.
-Mais qui voudrais-tu qu'il y ait d'autre ? Rit-elle devant sa réplique qu'elle trouvait étrange.
 
Il resserra ses mains autour des épaules de la blanche, ce qui la fit le regarder avec une légère inquiétude.
 
-Tu ne comprends pas. Je suis très sérieux. Je veux être le seul, pour toujours. Et je ne veux que toi de mon côté.

Elle comprit alors qu'il faisait allusion au mariage. Elle baissa le regard, ce qui fit relâcher la prise du brun. Il devait vraiment faire face à un refus ? Mais pour quelle raison ?
 
-Ce dont je ne peux pas te parler... Je veux finir ça avant. Il n'y a que ça, crois-moi.

Elle remonta ses mains pour caresser ses cheveux sombres. Il l'enlaça une nouvelle fois, soupirant.
 
-Comme tu voudras. J'attendrais.

C'était un peu un juste retour des choses. Elle avait tant souffert de sa bêtise, à ne jamais rien voir ni comprendre. Il pouvait bien attendre encore un moment.
 
-Merci, murmura-t-elle en se blottissant contre lui.
 
Quant à elle, elle fut touchée par sa réponse. C'était bien l'ultime preuve qu'il pensait ses paroles. Heureusement, ça ne semblait pas le blesser. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle le ferait attendre pendant des mois. D'ailleurs, elle se rappela que toute cette histoire était bientôt terminée. Car ils avaient quasiment tout ce dont ils avaient besoin pour atteindre leur objectif.
 
C'est alors qu'elle sentit quelque chose d'inhabituel sous ses doigts, dans le dos de Senji. Elle jeta un ½il, et poussa un petit cri de surprise, devant l'air étonné de celui-ci.
 
-M-Mais c'est moi qui t'ai fait ça ?
-« Ça » ? Répéta-t-il en ne comprenant pas.
 
Il passa une main là où elle l'avait fait, et un sourire en coin avant de véritablement rire.
 
-Il semblerait que tu sois moins douce que moi, visiblement. Une vraie tigresse, c'est le mot, rit-il encore.
-La honte... Rougit la blanche en mettant sa tête dans l'oreiller.
 
Il vint alors la rejoindre en passant un de ses bras musclés dans son dos. Il la trouvait adorable, et un sourire resta au coin de ses lèvres.
 
-Mais non, c'est mignon. Un vrai petit chaton, se moqua-t-il, rieur.
 
Elle lui balança son oreiller en pleine tête, agacée. Elle se leva ensuite dans le but d'aller prendre une douche, tandis que le brun la suivit du regard, l'oreiller dans les bras. Ou plutôt, il la dévorait des yeux, même si c'était indécent vu sa tenue d'Eve. Mais il ne pouvait tout simplement pas s'en empêcher.
 
-Tu ne m'as pas fait mal, tu sais très bien que je suis plus résistant que ça.

Elle se retourna, un peu surprise de ce changement d'attitude soudain. C'était comme s'il avait deviné ses pensées. En même temps, ça ne devait pas être bien difficile pour ce cas-là.
 
Elle s'en alla pour de bon dans la salle de bain, ne sachant pas quoi répondre. Le sourire rassurant qu'il avait en disant ça était vraiment l'une des choses qui la faisait le plus craquer. Elle se demandait souvent si cette situation était réelle. Mais les étreintes du brun la ramenaient toujours doucement à la réalité.
 
Elle décida de consacrer le temps du week-end à son homme, sans se préoccuper de ses recherches. De rattraper le temps perdu. Elle s'y était mal prise, mais elle savait que ça partait d'une bonne attention. Elle n'avait tout simplement pas encore l'habitude que ses actes pouvaient blesser. Blesser quelqu'un d'extrêmement précieux qui plus est.
 
Lorsqu'arriva lundi après-midi, elle passa le plus clair de son temps au téléphone. Elle voulait accélérer tout ça, et seule, c'était impossible. A coup d'arguments bien placés et d'aplomb exemplaire, elle y était parvenue. C'était hors de question qu'elle abandonne si près du but, de toute façon.
 
Quand vint le soir, elle raccrocha le dernier appel de la journée. Epuisée, elle se laissa tomber sur sa chaise. Mais en jetant un coup d'½il à l'horloge, elle se rendit compte qu'il était presque l'heure à laquelle Senji rentrait. Elle se rapprocha de la porte pour la déverrouiller, mais elle n'en eut pas le temps.
 
La porte s'ouvrit soudainement, tombant littéralement dans les bras de son petit ami sous la surprise et la fatigue.
 
-Ça va ? C'est pas dans tes habitudes de m'attendre derrière la porte ou de t'écrouler comme ça sans prévenir.
-Juste un peu de fatigue, c'est rien du tout, répondit-elle en l'embrassant doucement pour le rassurer.
 
Il passa ses mains autour de son visage pour le faire plus tendre, ce qui la fit sourire sous ses lèvres. Elle était persuadée que s'il avait été du genre dragueur, les filles seraient tombées comme des mouches. C'était peut-être ça, être folle amoureuse.
 
-De toute façon si ya des filles qui lui tournent autour, je les tue, marmonna-t-elle dans ses pensées.
 
Il rit alors en avançant, amusé de l'attitude de l'opaline.
 
-Qu'est-ce que tu racontes encore ? Les ex-tolards borgnes, ça n'attirent pas des masses. Mais je m'en contre-fiche de toute façon.

Il haussa les épaules, et passa devant elle pour aller se faire un café et décompresser de cette reprise épuisante. Quant à la blanche, elle était sur le point de protester face à ses paroles injustes envers lui-même.
 
Mais ni l'un ni l'autre n'eut le temps de faire ce qu'il avait prévu que l'on toqua à la porte. La jeune femme soupira et abandonna l'idée. Ça devrait être lui, même si c'était un peu tôt, donc elle n'était sûre de rien. Elle se retourna pour ouvrir, tandis que le brun était resté figé. Personne ne venait jamais, pourquoi aujourd'hui, si ?
 
Lorsque la porte fut ouverte, l'un comme l'autre afficha un visage surpris. Mais pas pour les mêmes raisons. Senji, réagissant au quart de tour, lâcha sa tasse qui se brisa dans un fracas avant de lui saisir l'épaule pour la faire reculer, et sous la surprise, elle n'y avait pas opposé de résistance. Il se positionna entre l'homme portant un uniforme de policier et elle, son bras gauche pour la protéger, l'autre déployant sa lame de sang, chose qu'il n'avait pas fait depuis un temps qui lui semblait plutôt long. Il jeta un regard presque meurtrier à celui qui se tenait devant lui.
 
Il était parfaitement hors de question qu'ils se fassent griller maintenant. Qu'ils se fassent séparer. Ou tout simplement qu'on lui arrache. Il était prêt à tuer pour que ça n'arrive pas, même hors de Deadman Wonderland.
 
Un silence pesant s'installa, sans qu'aucun ne bouge. Les deux hommes se dévisagèrent de la tête aux pieds, et l'opaline n'osait pas intervenir tant la tension était palpable. Mais elle finit par poser une main sur l'épaule de Senji.
 
-J'ai vraiment du mal à y croire... Senji, déclara l'homme, figé.
 
Il afficha une mine surprise, avant de se retourner vers la jeune femme, qui lui offrit un regard et un sourire rassurants. Il regarda de nouveau l'inconnu, se détendant un peu. Il crispa un peu son ½il avant de l'écarquiller. Son arme de sang disparue petit à petit, et il quitta lentement sa posture défensive.
 
-Domon... ?

Elle n'avait pas pensé que leur rencontre le toucherait à ce point. Et ça lui donnait un côté adorable qu'il n'avait que rarement montré. La blanche était heureuse. Elle savait que tout ce qu'elle avait fait n'était pas vain, qu'elle avait eu raison d'attendre et de continuer.
 
Après les retrouvailles, ils s'installèrent pour discuter calmement. Car il y avait beaucoup de choses à expliquer.
 
-Il y avait des rumeurs comme quoi tu étais revenu en ville Senji, alors grâce à mes contacts, j'ai retrouvé votre adresse. J'ai donc été sonné ici, mais j'ai été surpris de trouver Lassia derrière la porte ! Commença le policier devant un Senji attentif.
-Et moi un flic, ajouta-t-elle, amusée.
-Oui, c'est sûr, sourit-il avant de continuer. Mais sa réaction en me voyant m'a tout de suite rassuré. Je voyais bien qu'elle était capable de me faire taire si besoin. Tu as trouvé une femme bien Senji, t'as intérêt à pas la lâcher !

Ce compliment inattendu avait fait rougir la concernée, ce qui fit rire le brun tout en lui prenant doucement la main.
 
-J'y compte bien Domon.
-Bref, intervint l'opaline pour revenir au sujet principal. Domon m'a expliqué qu'il croyait aussi en ton innocence pour le meurtre de tes coéquipiers. Mais on ne pouvait pas faire quoi que ce soit sans preuve. C'est pour ça que j'ai passé des nuits entières à chercher sur le net pour trouver quelque chose, avec l'aide de Domon qui lui gérait plus le réseau interne de la police et l'administratif.
-Tu as été d'une très grande aide Lassia, sans toi je ne pense pas que ça aurait marché. Maintenant, je suis heureux d'enfin pouvoir te le dire en personne Senji. Tu es innocenté, et tu peux reprendre une activité dans la loi.
-Tu peux redevenir policier, Senji, conclu-t-elle.
 
Senji en était resté bouche-bée. Il n'en croyait pas ses oreilles, et il s'en voulait maintenant. D'avoir douté d'elle, d'avoir pété un câble de la sorte.
 
-Si je t'en avais parlé plus tôt, tu aurais voulu m'arrêter... Murmura-t-elle en détournant le regard de celui surpris de son amant.
 
Il passa soudainement un bras derrière sa tête pour la serrer contre lui. Entourant ses épaules fermement, elle ne l'avait jamais senti si fébrile. Il murmura une excuse, puis un remerciement. Quant à elle, elle passa une main dans ses cheveux corbeaux, un sourire apaisé aux lèvres. C'était enfin fini.
 
Mais pour Senji, ces simples « Désolé » et « Merci » étaient loin d'être suffisants, ils lui paraissaient même ridicules. Cette fille s'était ruinée la santé, avait pris sur elle pour ne rien dire, n'avait rien lâché, malgré leur dispute, pour lui. Uniquement pour lui. Il fut alors tiraillé entre le bonheur et la culpabilité.
 
Il se recula, avant d'embrasser tendrement le front de sa petite amie, espérant lui faire comprendre tous ses sentiments contraires qu'il n'arrivait pas à formuler. Puis la lâcha, ayant repris contenance, sachant dorénavant ce qu'il devait faire. Tout cela sous le regard bien veillant de Domon.
 
-Mais je ne redeviendrais pas flic, affirma-t-il en se recalant dans le fond du canapé.
-Pourquoi ? Demandèrent en c½ur les deux autres, surpris.
-Si je peux m'y remettre, je veux entrer dans l'Agence Nationale de la Police, le Keisatsu-cho. Pour faire simple, c'est la police de la police. Je ne veux plus jamais que quelqu'un d'autre vive ce qu'ils t'ont fait subir Lassia.

Elle avait baissé le regard, en repensant à tout ça.
 
-Tu sais, à la base, j'ai fait ça non seulement pour que tout le monde reconnaisse ton innocence, mais aussi pour que tu puisses faire quelque chose dont tu pourrais être fier. Pas pour que mon passé t'handicape Senji.

Le brun ébouriffa les cheveux platine de sa belle en souriant.
 
-Il ne m'entrave pas. Grâce à toi, j'ai pris conscience que même ce milieu que j'avais fini par aimer était loin d'être parfait, et que des « représentants de la loi » pouvaient être aussi mauvais que les gens que j'arrêtais. C'est pour ça que je veux entrer au Keisatsu-cho. Mais je ne te cache pas que j'espère pouvoir te remercier aussi de cette façon.

La soirée s'était fini doucement, il fallait bien fêter ça. Senji avait un deuxième objectif en tête, mais il le gardait pour lui. Une fois Domon reparti, et légèrement éméchée des quelques bières bues, Lassia sauta littéralement sur son homme, qui en était resté déstabilisé quelques secondes. Qui aurait cru qu'un peu d'alcool la transformerait en véritable tigresse ? C'était sûrement son impulsivité qui parlait, en ajoutant l'alcool et le soulagement que son objectif soit enfin atteint, elle se défoulait de la meilleure manière qu'il soit.
 
Mais elle n'était pas ivre, elle savait encore parfaitement ce qu'elle faisait, ce qui rassura tout de même le brun qui accepta sans vraiment hésiter de lui faire l'amour de la plus tendre des façons. C'était sa future femme, après tout.
 
Le lendemain, de nouveau dans les bras l'un de l'autre, ce fut cette fois la blanche qui réveilla le brun. Une fois celui-ci réveillé, sans un mot, il la resserra contre lui, faisait mine de vouloir encore dormir. Elle lui caressa les cheveux, pour qu'il ouvre doucement l'½il qui lui restait.
 
-Senji, murmura-t-elle peu sûre d'elle, les joues roses. Maintenant que tout est réglé... Tu sais, ce que tu disais la dernière fois...
-Désolé, mais je dois faire quelque chose aussi avant, maintenant, intervint-il avec un soudain aplomb, complètement réveillé cette fois.
 -Quoi ? Mais-

Elle n'eut pas le temps d'ajouter autre chose qu'il s'était remis au-dessus d'elle pour aller l'embrasser.
 
-Je le veux toujours, crois-moi. Mais je suis content de t'entendre dire que tu acceptes, la rassura-t-il avec un regard tendre.
 
Elle était un peu sur le cul, il fallait le dire. Quelle était donc cette chose qu'il devait faire ? N'avaient-ils pas assez attendu encore ? Mais ça devait être important, alors elle ne se plaignait pas. Elle savait très bien qu'elle pouvait compter sur lui.
 
Après ce week-end mouvementé, Lassia se remis sérieusement à la recherche d'un travail, tandis que Senji avait facilement intégré l'APN, et même si les horaires étaient beaucoup plus chaotiques qu'avant, elle était simplement heureuse de le voir rentrer un sourire aux lèvres à chaque fois. Ça lui correspondait bien, et même si elle ne le savait pas vraiment, Senji était soulagé de gagner beaucoup plus qu'avant. Il faisait des économies pour trouver une véritable maison où il pourrait lui offrir le véritable renouveau qu'elle méritait amplement.
 
Mais ne sachant rien faire d'autre que se battre, voire tuer, il était bien difficile pour la blanche de garder un travail longtemps. Ça la désespérait, car sa fierté l'empêchait de se reposer sur son futur mari sans remord. Elle ne voulait absolument pas de ça. Elle ne voulait pas être un poids, ni même ne servir à rien. Mais ça, elle le cachait bien pour ne pas perturber le nouveau bonheur de Senji.
 
Elle ne se doutait absolument de rien, quand ce jour-là, elle fut de nouveau virer de son job péniblement trouvé. Alors qu'elle était en train d'écrire un sms à son petit ami pour lui annoncer la mauvaise nouvelle, elle en reçu un. Demandant à ce qu'elle se rende au poste de l'APN.
 
Restant dubitative une seconde, elle effaça son premier message et répondit qu'elle y serait rapidement. Même si ça l'angoissait un peu. En tant que fugitive non-innocentée, elle se jetait dans la gueule du loup. Mais elle lui faisait confiance.
 
Elle marcha pendant quelques minutes, avant de se retrouver devant le grand bâtiment en pierre blanche, en plein milieu d'une grande avenue. A peine fut-elle rentrée que tous les regards se portèrent sur elle. Sûrement parce qu'elle était une fille au milieu d'une multitude d'hommes, mais ça ne la mettait pas mal à l'aise, elle en avait l'habitude après tout. Même si elle ne put empêcher son instinct de refaire surface devant tant de policiers.
 
L'opaline n'eut pas le temps de chercher Senji du regard dans la foule qui s'y trouvait qu'il apparut, un grand sourire aux lèvres. Le baiser qui s'en suivi, servant de salutation, avait provoqué l'étonnement chez ses collègues, ce qui fit rire le brun.
 
-C'est votre petite amie, chef ?! Demanda ahuri l'un des hommes en uniforme.
 
D'ailleurs, elle n'avait qua rarement l'occasion de le voir dans cet uniforme de flic bleu et noir qui semblait taillé spécialement pour lui. C'était le même que les autres hommes, simplement, il avait une décoration en plus sur l'épaule droite pour préciser son grade. Quel autre métier pouvait-il faire, franchement ?
 
Cependant, elle était soulagée de voir qu'aucun d'eux n'avaient peur de lui à cause de son cache-½il, et même qu'il était très respecté par ses hommes.
 
Il sourit en répondant par l'affirmative, provoquant un cri général d'étonnement. La blanche détourna le regard, mal à l'aise d'être le centre d'attention. Puis tilta.
 
-« Chef » ? Répéta-t-elle, surprise.
-Oui, je viens d'être promu ! Je t'avais bien dit que je ne gâcherais pas cette deuxième chance que tu m'as offerte.

Elle était restée stoïque. En si peu de temps, il était déjà chef de son groupe. Le sourire qui lui adressait était si tendre qu'elle n'arrivait pas à y faire face.
 
-Au moins une bonne nouvelle de la journée, soupira-t-elle en souriant légèrement.
-Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda-t-il sur un ton devenu sérieux.
-Je... Je me suis encore fait virer, fit-elle honteuse, baissant la tête.
 
Senji n'avait rien répondu. Elle faisait tant d'efforts en vain pour s'adapter à cette société qui au final, ne voulait pas d'elle. Elle ne savait que se battre, et personne ne semblait vouloir s'attarder sur son cas pour lui apprendre autre chose. Alors il allait agir.
 
Il lui ébouriffa les cheveux en lui disant de ne pas s'inquiéter, que ce n'était pas grave. Quand bien même elle ne voulait pas se reposer sur lui, il ne s'agissait pas de ça. L'idée qui lui trottait dans la tête mais qu'il hésitait à mettre en place, il allait la réaliser.
 
Il la conduisit alors dans une salle à part, en lui expliquant qu'il avait quelque chose de très important à lui demander. Elle crut tout d'abord qu'il s'agissait peut-être de sa demande, ce qui la stressait autant que ça la rendait heureuse. Mais pourquoi l'aurait-il faite ici ? Ce n'était pas son genre de se donner en spectacle. Mais l'idée lui resta tout de même dans la tête.
 
Il lui ouvrit une porte en métal, qui lui rappela bien des choses. C'est alors qu'elle écarquilla les yeux. Une salle étroite, une table en métal au centre avec une chaise de chaque côté, en plus d'une vitre teintée sur l'un des murs blancs.
 
-Pourquoi je dois aller dans une salle d'interrogatoire Senji ?!

Elle n'avait pas pu s'empêcher de hausser le ton. La panique. Malgré la confiance aveugle qu'elle avait en lui, c'était plus fort qu'elle. Trop de mauvais souvenirs resurgissaient. Son incarcération, son mauvais traitement, le meurtre de sa famille. Elle ne comprenait pas pourquoi il lui faisait vivre ça.
 
Il se retourna, lui lançant un regard désolé et inquiet.
 
-Calme-toi, tout va bien, d'accord ? Fais-moi confiance, je sais ce que je fais.

Il l'enlaça devant la porte, sachant qu'aucun contact physique n'était toléré une fois celle-ci franchie. Il savait qu'il la mettait dans un état de stress et peut-être même de peur, mais il était persuadé que c'était nécessaire.
 
-Il ne t'arrivera rien, pas tant que je serais là. Je te le promets, alors calme-toi et suis moi, ok ? Tout ce que je te demande, c'est de répondre à une question.

Il lui embrassa rapidement le front, tandis qu'elle balbutia une fébrile approbation. Il détestait la voir comme ça, surtout si c'était à cause de lui. Mais il savait que c'était pour la bonne cause.
 
Il la fit s'asseoir, se contentant d'une main dans son dos pour la rassurer. Il referma la porte doucement pour éviter un bruit brusque inutile. Face à la vitre teintée, la blanche n'était pas des plus à l'aise, mais croyait en son petit ami. A cet instant, c'était la seule chose qui arrivait à la faire rester sur sa chaise, sans craquer ni s'enfuir. Senji était devenu vital, le pilier de sa nouvelle vie. Sans lui, tant de choses n'auraient jamais vu le jour...
 
Le brun jeta un ½il à la vitre teintée, puis s'assit sur l'autre chaise, en face de l'opaline. Le silence qui durait depuis quelques secondes fut brisé par celui-ci.
 
-Lassia Wendel, pourriez-vous me raconter ce qu'il s'est réellement passé le soir du 10 février 2015, ainsi que la raison de votre incarcération au sein de Deadman Wonderland, au Japon ?

Elle avait relevé la tête devant cette demande. Mais ce qui l'avait le plus choqué avait été le ton sérieux et froid de Senji, ainsi que sa manière de parler. Mais il ne faisait que se plier à la procédure. Elle le savait très bien, mais elle n'aimait pas ça pour autant.
 
Elle soupira longuement. Elle ne comprenait pas pourquoi il voulait qu'elle explique ça. Mais en même temps, elle ne lui avait jamais raconté ce soir-là. Et elle tilta lorsqu'elle se rendit compte qu'il avait insisté sur le « réellement ». Il voulait la vérité, pas les mensonges de l'époque où elle croyait devoir endosser le rôle d'une meurtrière parricide.
 
Elle se redressa, arrêtant de se crisper. Son regard se planta dans celui du policier. Un regard non plus inquiet et alarmé, mais un calme et sérieux, auquel il répondit par un légèrement étonné. Elle avait compris. Compris qu'il voulait l'innocenter à son tour, la débarrasser une bonne fois pour toute de son passé, de ses dernières chaînes, de son casier judiciaire. Tout recommencer à zéro, c'était ce qu'ils s'étaient promis cette nuit-là. Sans mot, il n'y en avait pas eu besoin. Leurs regards étaient plus explicites que n'importe quelle parole.
 
Elle prit une grande inspiration, et raconta tout. De son mauvais traitement, aux humiliations, en passant par la manipulation de leur statut de flic, et enfin, comment elle les avait tous tué, sans mâcher ses mots. Avant d'aller elle-même à la gendarmerie la plus proche. Car malgré le fait qu'elle assumait pleinement ses actes, qu'elle nourrissait une certaine ranc½ur envers eux, elle n'arrivait pas à penser qu'ils étaient tous mauvais. Et ce depuis ce moment.
 
Senji avait contenu toutes les émotions qui pouvaient le traverser en notant sa déposition sur le calepin qui ne le quittait jamais. Mais sa main tremblait un peu, et il n'avait pas relevé la tête une seule fois à partir du moment où la blanche avait ouvert la bouche. Tout ce qu'elle redoutait maintenant, c'était la façon dont il allait la regarder.
 
-Vous pouvez y aller, déclara-t-il en se levant de sa chaise dans un grincement métallique.
 
Pas un regard. Rien. Elle tourna la tête, et se leva à son tour avant de sortir. Elle le regarda s'engouffrer sans un mot dans la pièce juxtaposée à celle d'où il venait, serrant la lanière de son sac d'anxiété. Elle avait fait le plus dur, alors qu'est-ce qu'il faisait ? Elle ne savait pas quoi faire. Elle resta là, devant la porte métallique, sans rien penser.
 
Les minutes filèrent, comme si elle s'était mise en pause. Et seul Senji pouvait la faire réagir. Le son d'une poignée qu'on actionne se fit entendre, la faisant relever le regard vers la porte. L'homme tant attendu sorti, arquant un sourcil de surprise en la voyant ainsi. Aucun mot ne fut prononcé, et le brun, ne sachant visiblement pas quoi dire, tourna la tête.
 
A ce geste, elle murmura son prénom, décontenancée. Quant à lui, il fronça les sourcils en soupirant. Que pouvait-il bien penser, soudainement ? Elle ne saisissait pas cette fois. Mais à peine avait-elle baissé la tête, qu'elle sentit une douce chaleur l'entourer tout à coup.
 
-Désolé. De t'avoir obligé.

Elle écarquilla les yeux. Il s'en voulait de lui avoir demandé de faire ça. Elle fit non de la tête, soupirant de soulagement en profitant de ses bras.
 
-Non, tu m'as permis de vraiment tourner la page. Merci Senji.

Il remonta sa main pour atteindre les cheveux neige de la jeune femme, la plaçant dans le creux de son cou. Il soupira doucement, puis la lâcha.
 
-Dans tous les cas... Grâce à ta déposition, on peut dire que l'affaire n°27959 est classée. Et... commença-t-il avant de prendre doucement le menton de la blanche entre ses doigts. Ton cas, innocenté. On est à égalité maintenant.

Il afficha un sourire ravi avant de lui ébouriffer les cheveux.
 
-Quoi ? C'était ça que tu voulais finir avant de... De...

Elle s'était stoppée net, commençant à avoir des rougeurs. Il avait été le premier à paniquer à l'approche d'une fille, mais l'idée du mariage l'a mettait dans un état déplorable, enfin, selon elle. Mais pour le brun, c'était l'ultime preuve qu'elle était aussi mignonne que redoutable.
 
Il se contenta de rire doucement de plus belle, avant de l'embrasser soudainement. Il lui prit ensuite la main et l'entraîna dans le hall, et elle était si perturbée qu'elle se laissa faire sans aucun signe de résistance. Tous les hommes présents se retournèrent devant cette agitation inhabituelle, étant donné qu'ils étaient arrivés en courant.
 
Dos à elle, il la lâcha. La blanche jeta des regards en coin aux hommes, et d'autres étaient en train de se ramener en plus, si bien que les policiers finirent par les encerclés à quelques mètres de distance.
 
-Senji... ? Tenta-t-elle, inquiète en approchant sa main du dos du brun.
 
Ce fut à ce moment qu'il se retourna, faisait se rétracter le geste de la jeune femme sous la surprise. Elle le suivit des yeux, et les écarquilla en voyant Senji s'abaisser. Avant qu'elle ne comprenne la situation, il était un genou à terre, un écrin dans la main droite, et un éternel sourire en coin collé aux lèvres.
 
-Maintenant que tout est réglé... tu accepterais toujours de devenir ma femme ? Demanda-t-il en ouvrant ce qu'il tenait, dévoilant un anneau argenté surmonté d'un rubis de l'exacte même couleur que ses yeux.
 
Un parfait mélange de rose et de rouge, un magenta éclatant sans aucune fioriture. Il avait économisé dès qu'il avait été engagé, et s'était donné tant de mal pour trouver la pierre parfaite qu'il ne comptait plus le nombre de bijouteries qu'il avait visité.
 
La foule émit un son d'attendrissement, et la concernée posa une main devant sa bouche pour se contenir. Elle n'y croyait pas elle-même. Elle était persuadée qu'il ne se donnait pas en spectacle, mais là, tout le monde les regardait. Elle avait imaginé une demande toute simple chez eux, après l'amour par exemple. Mais il avait voulu le faire en grand visiblement, ce qui la touchait d'autant plus. Il voulait montrer à tout le monde à qui il voulait lier sa vie.
 
Les larmes aux yeux, elle se laissa tomber au sol pour être au même niveau que Senji et l'embrasser, des larmes d'émotions roulant sur ses joues. De sa main libre, il essuya les yeux de sa belle en répondant au baiser, avant de le couper doucement.
 
-Je prends ça pour un oui.

Il enfila l'anneau à l'annulaire gauche de l'opaline, affichant un sourire radieux qui finit par déteindre sur sa future femme. Ils se relevèrent avec les félicitations de ses collègues, tandis que les rougeurs reprirent le dessus pour Lassia. Mais ce qui était sûr, c'est qu'aucun des deux ne perdit le sourire. Et ce, pour pas mal de temps.
 
Dove and Raven

 
Quelques mois plus tard, un homme aux cheveux de jais sorti de son bureau à l'APN. Cet homme haut-placé vu son uniforme et au cache-½il surprenant à première vue était connu du service entier. Normalement, il n'avait plus à se rendre en mission sur le terrain, mais il continuait à le faire, sans jamais tenir compte de ce qu'on pouvait lui dire. Alors qu'il enfilait sa veste, il sentit un poids sur son crâne. Il éleva alors sa main et saisit le petit tas de feuilles avant d'entendre une voix derrière lui qu'il connaissait bien.
 
-T'es encore en retard sur la paperasse Senji ! Je sais que tu aimes aller sur le terrain, mais quand même !
-Je sais, je sais, mais c'est vraiment trop chiant à faire, soupira-t-il en posant ce qu'il avait dans les mains sur la table la plus proche.
 
La jeune femme à ses côtés qui devait à peine atteindre le haut de son torse croisa les bras, soupirant devant le comportement du brun. Ses cheveux blancs étaient attachés en une queue de cheval haute, et elle portait le même uniforme que lui.
 
Soudain, un homme déboula dans le service, essoufflé. Il déclara qu'il y avait une mission urgente dans un coin de la ville, et qu'il avait besoin d'eux.
 
Ils arborèrent le même sourire en coin. Cela faisait longtemps qu'ils n'étaient pas partis sans craindre les remarques de leurs supérieurs hiérarchiques qui, soit dit en passant, laissaient toujours couler au final car ils faisaient du bon travail.
 
L'une déployant une épée de sang et l'autre formant deux serres au niveau de ses avant-bras, ils étaient sur le point d'y aller.
 
-On a besoin de vous, équipe Dove & Raven !

Colombe et Corbeau, Noir et Blanc, mari et femme, rubis et onyx. Ils étaient peut-être contraires, mais maintenant éternellement liés. Unis par un anneau argenté surmonté d'un rubis pour elle, et du même orné d'un onyx pour lui. Leur renouveau, ils l'avaient trouvé. Et personne ne les empêcheraient de vivre leur vie. Libres, et redresseurs de torts. C'était ce qu'étaient devenus les deux célèbres fugitifs mais néanmoins innocents de Deadman Wonderland.

 

Partie 3                                                                                                                                   Bonus
Dove and Raven
J'espère que cet épilogue vous a plu ! Personnellement, je trouve cette histoire pas trop mal, et que cet épilogue apporte vraiment une bonne conclusion à tout ça. Surtout que comme ça, vous avez un peu plus de notre petit couple ;3 et oui, j'aime leur faire vivre tout un tas de trucs, même dans un épilogue x'D 

Enfin, ceci marque le point final de cette histoire, étant donné que le bonus ne tournera qu'autour du passé de Lassia. J'y ajouterais, comme dit dans l'avant-propos, quelques images etc. 

Enfin, n'oubliez pas de donner votre avis,  et constructifs (si tu ne sais pas comment faire, va ).
Et tu peux aussi donner ton avis ici : 

 

Dove and Raven
 
 
 
 


• Lisa-Hisoka-Fangirl :
"Je me suis posée une question chiante : est-ce que le numéro de l'affaire de Lassia (27 959) a été choisi au hasard ou pas ?"  


-  Oh mon dieu, je ne pensais pas que quelqu'un allait le relever ! Hey bien non, pas de hasard ici ! "279" est le numéro de détenu de Senji, et il est né le 5 septembre, donc le 05/09 (ou 59 ici). Voilà 8D
Dove and Raven
 

Tags : Dove and Raven - Deadman Wonderland

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.167.243.214) if someone makes a complaint.

Comments :

  • Les-ecrits-de-Lassia

    22/01/2017

    WorldNaruto13 wrote: "Oh c'est clair, Senji en héros je vote pour ^^"

    c'est un peu ce que j'ai fais ahah XD

  • WorldNaruto13

    22/01/2017

    Oh c'est clair, Senji en héros je vote pour ^^

  • Les-ecrits-de-Lassia

    21/01/2017

    WorldNaruto13 wrote: "en bref je préfère carrément de loin tes histoires sur le sujet. mdr
    elles sont plus classes que la série ^^
    "

    ahah mon dieu tu m'as fait peur XD il faut savoir que l'anime n'est qu'une pub pour le manga, puisqu'il continue bien plus loin avec les tomes ! (j'ai d'ailleurs la moitié '^') et pour moi Ganta est moyen aussi, le vrai héros aurait du être Senji!!! je n'aime pas spécialement Shiro non plus^^ après pour le côté folie etc jme rends compte que j'ai un peu zappé le sujet dans mon THS, haem. Et niveau OST j'ai pas retenue non plus, mais l'opening je l'aime d'amour!

  • WorldNaruto13

    21/01/2017

    en bref je préfère carrément de loin tes histoires sur le sujet. mdr
    elles sont plus classes que la série ^^

  • WorldNaruto13

    21/01/2017

    Mais quelques points négatifs de mon point de vue. J'adore le corbeau Senji le meilleur perso selon moi. J'aime aussi beaucoup la folie des personnages tels que le promoteur, la fille aux cheveux de sang là qui a une personnalité changeante, ou encore le gars qui trahit Chain Scar. Une folie très bien mise en scène et j'aime beaucoup la capitaine de l'équipe de surveillance aussi. Mais je déteste réellement Ganta et Shiro. Non ya pas moyen. Déjà Shiro... elle est pas jolie avec ses espèces de gros cils poilue. Je ne voyais que ça à chaque apparition. Ganta n'est pas non plus très sexy et cool, il est peureux et il m'a agacé à plusieurs reprise bien que je comprends sa panique face à une telle horreur. De plus que ce soit côté français comme japonais, j'ai haït les voix de ces 2 persos et les voix côtés français sont pas terribles de manière général comparé à une vo qui est pas super non plus mais un peu mieux. Ya aussi les génériques que j'ai pas spécialement aimé et les musiques qui sont ..... qui m'ont pas plus que ça touché. Et côté graphisme, ya certains dessins que j'ai pas aimé sinon sa passe.

  • WorldNaruto13

    20/01/2017

    Coucou, je suis en train de regarder Deadman Wonderland (oui il était temps depuis le temps qu'on me disait que c'était bien...) et bien je suis mitigé et assez déçue finalement.
    L'intrigue est certes excellente sans conteste, l'anime est vachement gore que ce soit dû aux épreuves de tortures ou même aux discours. Je salue d'ailleurs le courage des traducteurs et de la vf pour avoir fait ressortir un vocabulaire méchamment crue avec des mots tels que baiser, cul ou autre mots assez chaud en fait. J'ai beaucoup apprécié ce côté vulgaire des dialogues qu'on voit rarement maintenant.

  • Les-ecrits-de-Lassia

    07/03/2016

    Poesies13 wrote: "OHHHHHH !!! Trop biennnnn !!! Oui j'ai enfin lu mais j'étais à la senyu ce week-end XD Je m'étais déguisé ! ^^
    Bref on s'en fout de mon week-end. mdr
    Que dire de cet épilogue splendide.... c'était trop MIGNON, surtout la demande en mariage. Avec la fin, sa fait un peu la légende que tu racontes de génération en génération j'adore. Encore une bonne description, un très bon vocabulaire, une histoire de deux contraires très bien exploités.
    Et en passant bien joué à Lisa-Hisoka-Fangirl pour cette question ! 8D énorme.
    "

    t'inquiète c'est pas grave xD ahlala mais tout le monde la kiff cette demande en mariage PAS DU TOUT prévue XD mais tant mieux :p
    j'avoue que ça fait très anecdote de génération lol ! ouais pour ma description bof je pense comme d'hab x'D merci du compliment sinon :'D
    ah mais je ne laisse pas grand chose au hasard moi :p

  • Poesies13

    07/03/2016

    OHHHHHH !!! Trop biennnnn !!! Oui j'ai enfin lu mais j'étais à la senyu ce week-end XD Je m'étais déguisé ! ^^
    Bref on s'en fout de mon week-end. mdr
    Que dire de cet épilogue splendide.... c'était trop MIGNON, surtout la demande en mariage. Avec la fin, sa fait un peu la légende que tu racontes de génération en génération j'adore. Encore une bonne description, un très bon vocabulaire, une histoire de deux contraires très bien exploités.
    Et en passant bien joué à Lisa-Hisoka-Fangirl pour cette question ! 8D énorme.

  • Les-ecrits-de-Lassia

    04/03/2016

    one-piece-amaya wrote: "Alors je suis triste que ce sois l'épilogue... Sinon j'adore, comme d'habitude. Je trouve cela trop mignon le fait que Senji demande à Lassia en mariage et je ne sais pas quoi dire car je trouve tout merveilleux ! ça va être difficile de faire un commentaire constructif, donc je vais dire tout les moments que j'ai adorer (c'est plus simple)
    J'ai trouvé ça trop mimi quand Senji s'est posé des questions envers Lassia.
    Ce que Lassia a fais pour Senji est vraiment, pour oi, un acte de trop mignon
    J'ai adorer quand il l'as demander en mariage (je suis en ce moment là dans la période bisounours je trouve tout mignon)

    Le seul truc que je n'aime pas trop, c'estl'épilogue !! Mais toute chose a une fin.
    Désolé pour ce commentaire peu constructif mais le seul truc qu'il faut que tu retienne, c'est que j'adore (déjà dit je sais je me répète)
    "

    Ah ben faut bien une fin x'D ahah tu me fais rire :')
    C'était pas censé être mignon mais c'est pas grave xD
    Oui hein 8D
    oui je vois ça xD à la base j'avais pas prévu de le mettre mais au final voilà :')

    ça va si c'est que ça x'D
    non non ça va^^ t'es gentille, merci x)

  • one-piece-amaya

    04/03/2016

    Alors je suis triste que ce sois l'épilogue... Sinon j'adore, comme d'habitude. Je trouve cela trop mignon le fait que Senji demande à Lassia en mariage et je ne sais pas quoi dire car je trouve tout merveilleux ! ça va être difficile de faire un commentaire constructif, donc je vais dire tout les moments que j'ai adorer (c'est plus simple)
    J'ai trouvé ça trop mimi quand Senji s'est posé des questions envers Lassia.
    Ce que Lassia a fais pour Senji est vraiment, pour oi, un acte de trop mignon
    J'ai adorer quand il l'as demander en mariage (je suis en ce moment là dans la période bisounours je trouve tout mignon)

    Le seul truc que je n'aime pas trop, c'estl'épilogue !! Mais toute chose a une fin.
    Désolé pour ce commentaire peu constructif mais le seul truc qu'il faut que tu retienne, c'est que j'adore (déjà dit je sais je me répète)

Report abuse