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Blog en reconstruction 01/12/2017

 


Bonjour ou bonsoir, cela dépendra de l'heure à laquelle tu liras ces quelques lignes.
Si tu es déjà venu sur mon blog, tu te souviens peut-être qu'il s'agissait plus d'un endroit où je listais une tonne d'écrits prévus, qui n'ont finalement jamais vu le jour après une très -trop- longue absence.

J'hésite à repartir sur un WordPress pour mes fictions, mais je préfère rester ici, car je sais que malgré la case dans laquelle est rangé Skyrock (adoprépubère) il existe des auteur(e)s et lectrice(eur)s adorables et matures sur cette plateforme.
 
Aussi, je laisserai évidemment tous mes écrits présentement terminés, cependant, je vais supprimer mon "planning" que je n'ai jamais su tenir.
 
Ceux ayant lu les premiers chapitres de ma fic sur Nana seront rassurés, je la reprendrai juste après celle que je compte réaliser pour la réouverture du blog:
 
Une fanfiction sur Food Wars, coécrite par un ami cher à mon coeur, Ely.
Il s'agira d'une adaptation d'un long RP que j'affectionne énormément. Et j'espère réussir à retranscrire, avec son aide, les sentiments de nos chers personnages j'ai nommé : 
Ma Lassou préférée, évidemment, ainsi que ... Akira Hamaya!
Notre bel indien préféré un peu oublié de Food Wars!
 
J'espère que vous serez au rendez-vous, j'ajouterai le synopsis en temps voulu. N'hésitez pas à partager votre enthousiasme pour Spice and Chocolate, la fiction tournant autour de l'amour, de la vie, et de la cuisine! :)

I'll always be there [Partie 1] 13/09/2015

I'll always be there [Partie 1]
Gif: Vampire Knight - Yûki Cross

 

Réécriture de My life is a lie
Si vous ne connaissez pas le jeu, lisez ça d'abord.

 

Cela faisait quelques mois que j'étais dans cette nouvelle ville, loin de mes origines, loin de mon passé. J'avais déménagé, émancipée à 16ans. J'avais fait ça suite à tout ce qui m'était arrivé, puisque entre harcèlement de mon beau père, absence de soutient de ma mère, un père inexistant et des insultes récurrentes jusqu'au collège, on ne pouvait pas dire que ma vie commençait bien.
 
Mais j'avais rencontré des gens géniaux, notamment Castiel, un beau rouge aux cheveux mi-longs et aux yeux d'onyx, au style rockeur et rebelle. Il n'avait pas toujours été tendre et facile d'approche, mais on avait fini par se connaître, à s'apprécier, se rapprocher, puis, par tomber amoureux. Il avait été le seul à réussir cet exploit en 18ans d'existence. Notre histoire pouvait se résumer à un joyeux bordel, entrecroisé de beaucoup de problèmes. C'est vrai qu'on n'avait pas vécu que des trucs faciles, loin de là, mais ça nous avait rapproché et renforcé. En tout cas c'était ce que je pensais.
 
Je lui avais tout raconté à propos de mon passé merdique, et m'avait toujours soutenu à sa manière, je ne pourrais que le remercier pour tout ce qu'il a fait pour moi. Je pensais pouvoir oublier ce passé, pouvoir enfin aller de l'avant avec ces amis, et Castiel. Pour la première fois j'osais regarder autre chose que le passé et le présent, nous parlions projets avec le rouge, même si ça ne restait rien d'extraordinaire. Mais pour une fille qui ne connaissait que les ténèbres du passé, la lumière d'un futur était éblouissante.
 
Mais c'était déjà trop tard.

Nous avions rencontré bien des problèmes, même si ça ne nous concernait pas toujours directement. Le cas le plus grave restait à ce jour celui de Nathaniel et de la petite s½ur de c½ur de mon rebelle, une fille pas plus grande que moi, donc pas très grande, aux grands yeux verts et toujours coiffée de deux couettes châtains. Moka de son prénom était une fille infernale, une vraie pile électrique, qui adorait faire le bordel et faire tourner en bourrique les gens, surtout son grand frère. Elle le rendait souvent dingue, et ça m'arrachait souvent quelques rires, même s'il me faisait la tronche pour ça, il me pardonnait vite avec un câlin. Il ne me résistait pas, et c'était plus que réciproque.
 
Mais le jour où Moka devait retourner dans son pays natal, les Etats-Unis, suivit du blond au contraire opposé à sa petite amie, ça avait été désastreux. Déjà que ça m'avait beaucoup affecté, je savais que Castiel ne s'en relèverait pas, ou alors très difficilement.
 
Je ne sais même plus par quel miracle nous avions réussi a régler ce problème et à les faire rester, pour le plus grand soulagement de tous, et de Castiel. Il avait quitté l'espace d'un moment son côté rebelle et ronchon habituel lorsqu'il avait appris la bonne nouvelle, et avait pris la châtain dans ses bras sous le regard attendri de tous.
 
J'étais la mieux placée pour savoir que nous avions fait plus d'une nuit blanche pour réfléchir à leur cas, et le doute et le désespoir l'avaient envahi quelque fois. La tête dans les mains, je le sentais presque trembler, de rage, de tristesse, je ne savais pas exactement, sûrement un mélange des deux. Je savais qu'il ne passait pas loin des larmes. Il y tenait tellement à sa s½urette. Tellement qu'au début, je ne comprenais pas et malgré moi, j'en étais jalouse. Mais il m'avait prouvé  qu'il ne l'aimait pas comme il m'aimait moi. Toujours à sa manière, mais il me l'avait prouvé. Ces fois-là, j'avais l'impression de voir, à la place du grand et intimidant Castiel que tout le monde connaissait, un petit garçon. Je savais qu'il ne montrerait pas cette facette de lui à tout le monde, et ça me touchait beaucoup d'en être privilégiée.
 
C'est pour ça que je trouvais toujours les mots justes pour lui remonter le moral et le remotiver en le prenant dans mes bras. Il finissait par retrouver un petit sourire, même si ce n'était ni le taquin et provocateur qu'il montrait à tout le monde, ni le sourire indescriptible qui m'était réservé, mais ça restait un sourire. Puis il m'embrassait tendrement sur le front, comme un merci, avant de se reconcentrer sur notre recherche de solution.
 
Cette période aurait pu mettre notre couple en l'air, mais au contraire, nous en étions sortis que plus unis. Et je pensais que nous pourrions enfin souffler, mais la vie en avait décidé autrement. A croire qu'elle ne me lâcherait jamais celle-là.
 
Je pensais que mon passé était derrière moi. Je pensais que j'avais réussi à fuir les pires années de ma vie pour de bon. Je le pensais vraiment. Car je pouvais tout affronter, je me sentais capable de faire face à n'importe quoi avec lui, pour lui, contre n'importe qui.
 
Mais ce soir-là, le soir où tout bascula, je sortis en avance du lycée grâce à une absence imprévue d'un prof. Contente de pouvoir retrouver mon rouge préféré, je lui envoyais un message pour le prévenir que j'étais en week-end plus vite que prévu, et lui proposait de, pourquoi pas, se faire une soirée pizza rien que tous les deux. Ça faisait longtemps que nous n'avions pas été en tête à tête.
 
Quittant le bâtiment de béton gris, je traversais rapidement la cour goudronnée, parsemée de quelques arbres et entourée d'un long grillage de métal noir, un portail faisant office de sortie. Je le passais, et mon léger sourire produit par la nouvelle s'effaça brutalement.  
 
Mon c½ur faillit louper un battement.
 
Dans cette grande avenue où était le lycée, non loin d'un café, d'un centre commercial et d'un parc, il était là. Cette avenue que nous avions traversé tant de fois, là où j'avais pour la première fois rencontrer le rouge sans savoir qui il était et qui il serait.
 
Mes yeux s'écarquillèrent.
 
Mon regard magenta fixa la longue limousine noire garée devant le lycée. Une voiture de luxe faisait tâche dans le paysage urbain ordinaire de l'avenue. Ce modèle spécialement conçu pour lui, je le reconnaitrais entre mille.
 
Mes mains faillirent lâcher l'appareil noir.
 
Puis mon regard se posa sur l'homme qui en était le propriétaire, non loin de là. Toujours dans son costar hors de prix, ses cheveux brun plaqués en arrière, une Rolex à son poignet, un cigare au coin des lèvres et des lunettes de soleil de marque cachant ses yeux marron. Il était là. Il faisait face à quelqu'un, en pleine discussion, que je ne vis pas tout de suite, trop préoccupée par sa présence.
 
Après toutes ces années, il n'avait pas changé d'un poil.
 
Mais une sonnerie me fit sortir de ma « contemplation ». Une sonnerie que je connaissais.
 
J'entendis un soupire. Même son soupire je le reconnaitrais entre mille.
 
« -Bon, je vous l'ai déjà dit, c'est sympa mais non. J'ai pas que ça à faire, je dois y aller.

Mes yeux atterrirent alors sur lui. Sur ses cheveux couleur feu. Sur ses yeux d'encre. Sur cette tenue qu'il aimait tant et qu'il portait si souvent.
 
Sur cet homme qui n'avait plus aucun secret pour moi. Castiel.
 
-Une offre comme ça, tu n'en croiseras qu'une fois dans ta vie mon garçon, réfléchis-y bien, dit-il en lui tendant une carte de visite.
 
Castiel la refusa mais il insista. Pour qu'il lui foute la paix, il la prit vivement avant de la froisser et de la mettre dans sa poche.
 
Le brun allait encore ouvrir la bouche, mais cette fois, je me rapprochais, plus en colère qu'ahurie.
 
-Laisse-le tranquille ! M'exclamais-je devant deux visages étonnés, lui lançant un regard plus que noir.
 
Il faut dire que j'étais un peu sortie de nulle part.
 
-Qu'est-ce que tu viens faire là encore ? Demandai-je froidement. Je ne te laisserai pas encore pourrir ma vie, c'est clair ?
 
Il me lança un regard dédaigneux.
 
-Je n'ai que faire de toi, tu ne m'intéresses plus depuis bien longtemps, déclara-t-il en haussant les épaules.
-Alors dégage d'ici, ordonnais-je froidement.
-J'en avais fini ici de toute façon, à bientôt, jeune homme, fit-il en direction du rouge. »
 
Il finit par regagner sa voiture sans lâcher Castiel du regard. Une fois que la limousine eut libéré l'avenue, je pris la main du rouge, plus qu'inquiète. Il n'était pas intervenu quand moi je l'avais fait, il savait que j'avais un don pour chasser les enquiquineurs. Mais je savais qu'il n'avait aucune idée de qui était cet homme et pourquoi nous nous connaissions.
 
-Qu'est-ce qu'il te voulait ? Demandai-je inquiète, ne le laissant pas poser ses questions d'abord.
-Rien d'important, je le recontacterai pas ce vieux taré de toute façon, t'en fais pas. Mais c'était qui ?
-C'était... Mon père, dis-je en détournant le regard.
 
Je sentis sa surprise, puis son inquiétude.
 
-Mais tu m'as pourtant dis-- !
-Je sais ce que je t'ai dit, et je ne t'ai pas menti ! M'exclamai-je en le coupant, le regardant de nouveau. Ça fait des années que je ne l'ai pas vu, depuis mes 12ans pour être précise. Pourquoi faut-il qu'il revienne maintenant ?! Rageai-je en serrant les poings.
 
Quelques secondes de silence passèrent, puis je sentis sa main se poser doucement sur ma joue, me faisant le regarder dans ses prunelles onyx.
 
-Je sais pas pourquoi il est là, mais je le laisserai pas faire quelque chose qui pourrait nous séparer ou te faire souffrir, alors ne t'inquiète pas, ok ? Me dit-il doucement en m'adressant un sourire rassurant.
 
J'acquiesçais en posant ma main sur la sienne, lui adressant un regard tendre. Il savait que dès que ça touchait à ma famille, j'étais dans tous mes états. Il le comprenait mieux que quiconque.
 
-Aller, oublie-ça et viens, Rosa m'a appeler toute à l'heure, elle veut nous voir et si on continue de trainer, elle va nous gueuler dessus. Tu connais Rosa et sa patience légendaire, dit-il avec un sourire amusé. »
 
Il déposa ses lèvres sur mon front. Je souris et ne pus m'empêcher de prendre l'initiative de l'embrasser. Il répondit au baiser, même s'il ne dura pas longtemps. On ne devait pas faire attendre madame Rosalya.
 
On la rejoignit au café près du lycée. Mais nous n'avions pas eu le temps de nous asseoir sur l'une des nombreuses tables métalliques qu'elle fit son apparition, et heureusement pour nous, de bonne humeur. Elle nous indiqua simplement une adresse sur un papier, où nous devions nous rendre immédiatement. Elle nous poussa même dans le dos pour nous montrer à quel point c'était urgent, ce qui eut le don d'agacer Castiel, surtout que nous ne savions rien. En plus de ça, nous n'étions pas les derniers au courant que Rosa était la reine en matière de coups douteux, mais heureusement jamais dangereux.
 
Nous arrivions devant un gigantesque hôtel de luxe. La façade immaculée en pierre était impressionnante, encadrant quelques marches qui menaient aux portes d'entrée de verre.
 
Nous nous regardions, incompréhensifs. Elle avait dû se tromper. Enfin, ça aurait pu marcher si ce n'était pas de Rosa dont nous parlions.
 
Nous entrâmes alors, découvrant la réception. C'était une immense salle au carrelage de marbre gris et blanc, aux murs incolores, décorés de dorures, sans oublier un grand tapis rouge de velours menant au comptoir où un jeune homme en costume chic parlait au téléphone.
 
Nous suivîmes le tapis, ayant le temps d'admirer la décoration toute aussi chic que le reste. Je n'étais pas du tout à l'aise ici, les quelques personnes présentes semblaient vraiment riches et nous regardaient d'un drôle d'½il. Un rockeur et un garçon manqué, on faisait tâche dans le décor. Mais Castiel ne sembla pas troublé le moins du monde, sûrement trop préoccupé de tirer cette histoire au clair le plus vite possible. Qu'est-ce que Rosa nous avait encore mijoté ?
 
Nous expliquâmes donc au réceptionniste toute l'affaire, mais il se contenta de sourire et nous donna les clés de « notre chambre », puis nous y conduisit. Nous lui avions bien précisé que nous n'avions rien réservé et donc que nous ne paierons rien, mais il ne fit qu'acquiescer. Nous avions emprunté un escalier, puis un ascenseur qui me parut durer une éternité. Tout était dans les mêmes tons que la réception, le même tapis se trouvant dans les couloirs et l'ascenseur.
 
Nous fîmes encore quelques pas avant de nous retrouver devant notre chambre. Le jeune homme nous ouvrit la porte, et nos yeux s'écarquillèrent simultanément lorsque nous vîmes la suite de luxe qui s'offrait à nous. Il nous remit une lettre et nous souhaita un bon séjour avant de nous laisser.
 
Castiel fit un pas dans l'intérieur à la moquette noire éclairé de douces lumières venant des lustres modernes. Je le suivis, regardant tout autour de moi après avoir fermé la porte.
 
Une gigantesque baie vitrée à notre droite s'étendait sur tout un mur, nous offrant une vue imparable de la ville. A notre gauche se trouvait un immense lit à la parure bordeaux, encadré de deux petites tables de nuit en bois sombre. Un peu plus loin trônait un minibar et un comptoir en marbre gris. Enfin, sur le mur du fond qui était, tout comme les autres de couleurs sable, se trouvait une porte blanche menant sûrement à la salle de bain.
 
Une fois au milieu de la pièce, sur le tapis assorti au lit, il se retourna vers moi.
 
« -C'est quoi ce bordel ? Dit-il ahurit par les lieux.
 
J'en étais restée sans voix aussi, mais je me repris en me rappelant de ce que j'avais dans les mains. J'ouvris la lettre sans plus attendre pendant qu'il se mit au-dessus de mon épaule. Je lus à voix haute.
 
-« Coucou, vous devez vous poser pas mal de questions, hihi. »
-Bon déjà on peut être sûr que c'est Rosa, intervint le rouge, blasé.
 
J'acquiesçais, puis repris.
 
-« Ne vous inquiétez pas, tout va bien. »

Nous arquâmes simultanément un sourcil. On sortait à peine d'une période difficile, et rien ne pouvait nous dire qu'elle était belle et bien terminée.
 
-« J'imagine facilement vos têtes quand j'écris ces mots, mais je vous assure, tout va bien ! Vous avez bien mérité de souffler, même si ça se réduit à une soirée dans une suite de luxe ! Vous avez été incroyable avec cette histoire entre Moka et Nathaniel, sans parler que juste avant, vous nous avez aidé Leigh et moi à retomber dans les bras l'un de l'autre. Ce n'est pas grand-chose, mais tout le monde s'est cotisé pour vous payer cette soirée ici. Vous avez bien mérité de vous retrouver rien que tous les deux, après tout ça. Surtout que ça n'a pas dû être facile de convaincre Castiel d'aider Nathaniel. »

Je souris à ses mots. J'y avais bien réussi, mais c'est vrai qu'on avait frôlé la dispute.
 
-« Ne vous inquiétez de rien et profitez bien--»

Castiel plongea sa tête dans mon cou pour y déposer un doux baiser, me coupant dans ma lecture. Je rougis sous la surprise, ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça, mais bon, c'était si soudain.
 
-J'ai pas fini Castiel... Murmurai-je, peu convaincue de la volonté à vouloir vraiment finir cette lettre sous l'effet qu'il avait sur moi.
 
Ses baisers me rendaient toujours aussi folle.
 
-Elle a bien dit de profiter, non ? Dit-il de son ton le plus charmeur en passant ses bras autour de ma taille pour attraper le morceau de papier, avant de le jeter au sol. »
 
Vous pouvez facilement imaginer la suite, pas besoin des détails. C'est vrai qu'on ne l'avait pas fait depuis un moment qui me semblait avoir duré une éternité, et je devais bien l'avouer : Rosa avait eu une merveilleuse idée. Ce cadeau était parfait. On en avait bien besoin.
 
Il ne me lâcha pas pendant l'heure de câlin qui suivit, je ne l'avais jamais vu aussi tendre, ce qui ne me déplaisait pas le moins du monde, bien au contraire. Puis il se stoppa, semblant réfléchir à quelque chose, et bien qu'habituellement j'arrivais à deviner un tant soit peu à quoi il pensait, là je n'y parvins pas. Encore enlacés sous la couette, il m'embrassa une énième fois avant de me reculer un peu de lui pour me regarder dans les yeux, et commença une phrase qu'il n'acheva jamais.
 
« -Lassia... Tu sais, on a 18ans tous les deux... Et puis ça fait un peu plus d'un an maintenant qu'on est ensemble...

Il détourna le regard alors que j'arquais un sourcil. Il ne me fournissait aucune information nouvelle, et je ne voyais pas où il voulait en venir. En plus de ça, c'était la première fois que je le voyais prendre ce ton si sérieux et embarrassé en même temps.
 
-Rien, laisse tomber, dit-il en en se levant précipitamment, avant de me prévenir qu'il allait prendre une douche. »
 
Je le regardais partir, se sachant pas quoi dire. Je ne l'avais vu que rarement aussi sérieux, et je ne voyais vraiment pas où il voulait en venir. Je soupirai et me levais à mon tour, enfilant la nuisette  en satin violet qui était laissée à disposition sur une commode. Enfin, ça devait sûrement encore être un coup de Rosa, qui leur avait demandé de la mettre là. Mais ça m'arrangeait alors pourquoi pas.
 
Je revins vers mon sac que j'avais abandonné dès que nous avions passé le pas de la porte pour trouver de quoi attacher mes cheveux neige.
 
Castiel ne tarda pas à sortir, une serviette autour de la taille, ses cheveux rouges plaqués en arrière. Terriblement sexy, comme à son habitude. Il semblait avoir repris son comportement habituel, puisqu'il ne lui fallut pas longtemps pour m'attraper par les hanches, me coller à lui, et m'embrasser fougueusement en me chuchotant  une phrase frôlant la perversité.
 
« -Je sais bien que ça fait longtemps qu'on l'a pas fait, mais tu vas m'épuiser si tu continues comme ça, murmura-t-il avec son sourire pervers collé au visage.
 
Je tapais légèrement son torse, affichant une mine amusée. Autant faire comme s'il ne c'était rien passé, puisqu'il semblait le vouloir. Ça ne devait pas être très important.
 
-Tu peux parler, ce n'est pas moi qui porte juste une serviette ! »

Mais on s'en était tenu aux câlins, avant de se faire une soirée film avec l'option home cinéma qui était à notre disposition, bien au chaud sous la couette, l'un contre l'autre, lui et son éternelle canette de Coca-Cola, et moi avec mon Ice Tea, un paquet de pop-corn non loin de là. C'était vraiment multifonctions, une suite de luxe.
 
Cette soirée était vraiment la bienvenue, je ne me rendais compte que maintenant que toutes ces histoires m'avaient épuisé, et que nous n'avions passé que peu de temps ensemble. Voilà une chose de rattrapée.
 
Si seulement la vie pouvait arrêter de s'acharner sur nous, si seulement elle pouvait nous laisser respirer plus d'une soirée...
 
Mais c'était trop demander.
 
Quelques jours après ces heures heureuses, ce fut le silence total. Plus rien. Castiel ne répondait ni à mes appels, ni à mes messages, il n'était ni chez lui ni au lycée, il ne se connectait pas sur les réseaux sociaux. Personne ne savait ce qu'il se passait, pas même son meilleur ami Lysandre, pas même Rosalya qui était pourtant toujours au courant de tout, pas même Peggy la gérante du journal du lycée qui était la première à savoir les rumeurs. Je n'en dormais plus la nuit.
 
Pourquoi ? Pourquoi ce silence, après tout ce que nous avions vécu ? Qu'est-ce que ça voulait dire ?
 
Pourquoi ? Ce simple mot, mon esprit le passait en boucle. J'avais beau retourner la question dans tous les sens, je ne comprenais pas. On avait toujours tout partagé, les bons comme les mauvais moments.
 
Pourquoi ? Ce simple mot, je l'avais assez répété pour qu'il en perde son sens. Il me torturait, m'obsédait, me hantait. Castiel était tout ce que j'avais, alors pourquoi ?
 
C'était à peine si je vivais. Mon corps refusait de s'alimenter, ma tête refusait de penser à autre chose. Même si j'étais de nature pâle, je ressemblais à un zombie. Et ça ne faisait que cinq jours que cela durait.
 
Je pensais vraiment l'aimer comme une dingue, même si je ne lui avais jamais avoué. Mais cette vague dévastatrice provoquée par son absence et son silence en était la preuve : ça me détruisait.
 
Ça me détruisait au point de ne pas pouvoir verser une seule larme.
 
Incompréhension, douleur, peine, angoisse, solitude, et, malgré tout, amour. Ce fut ces nombreux sentiments entremêlés qui me foudroyaient de plein fouet.
 
Je ne venais plus au lycée. Je n'avais plus la force de revoir tous ces lieux où nous avions passé du temps ensemble. Cet arbre dans la cour où nous avions échangé notre premier baiser, cette salle de classe où nous avions fait nos premières bêtises, et nos premières heures de colle. Ensemble.
 
Tout me le rappelait, même ce deux pièces d'habitude si vide qu'était le mien ! Tout, absolument tout de ma vie actuelle était relié à lui. Ma sonnerie de téléphone était ses accords de guitare, mon fond d'écran le représentait, des t-shirts à lui traînaient ici et là chez moi.
 
Si seulement j'avais ne serait-ce qu'un semblant d'explication... Si seulement j'avais la moindre piste pour comprendre ce qu'il se passait...
 
Cela faisait des heures que je pensais éternellement la même chose, ressassant les mêmes idées encore et encore en regardant son visage sourire sur mon fond d'écran. Il me manquait tellement, mon c½ur le réclamait, mon corps réclamait ses bras, sa chaleur, son être entier. Même si les autres au lycée me soutenaient et étaient inquiets, je me sentais terriblement seule. Et vulnérable.
 
A ses côtés j'avais acquis une force nouvelle. Une force capable de tout, pour un seul être : pour lui. Une force bien plus grande que celle que mon caractère habituellement solide me donnait. Bien plus grande que celle de mon savoir concernant la bagarre m'octroyait. Il avait été le seul à réduire à néant cette carapace de fer qui entourait mon c½ur depuis toujours, le premier à qui j'avais pu faire confiance.
 
Il avait été le premier pour tant de choses.
 
Et maintenant, il n'était plus là. J'avais tant envie de le pleurer, mais les larmes ne coulaient pas, l'incompréhension était trop grande.
 
Un bruit me fit relever la tête de mon oreiller. On toquait à ma porte. Après plusieurs minutes d'hésitation, puisque je ne voulais voir personne, la personne insista.
 
Je finis par enfiler mon habituel sweat noir, m'attacher les cheveux en queue de cheval avant d'aller ouvrir. Le bref passage devant le miroir me fit prendre conscience de mon état.
 
Cheveux ternes, cernes creusées, teint pire que blafard. Et mes yeux, à la couleur si particulière qu'était le magenta, n'exprimait tout simplement plus rien. Ses yeux dont il adorait la couleur, étaient vides de vie.
 
Je traversais le petit deux pièces aux murs blancs et au parquet sombre, sans aucune décoration, ne contenant rien d'autre que le strict nécessaire. Je me retrouvais devant la porte, me demandant encore si c'était une bonne idée d'ouvrir.
 
Le bruit se réitéra.
 
Sans réfléchir plus, j'actionnais la poignée métallique. Il ne fallut pas plus de temps pour que la blanche me saute au cou pour me serrer dans ses bras. Je ne répondis pas à son étreinte.
 
« -Qu'est-ce que tu veux Rosa ? Demandai-je sans émotion.
 
Je n'en avais plus. Son départ silencieux m'avait tout pris. Elle se retira, le visage marqué d'inquiétude.
 
-Lassia, écoute... Ce qu'il se passe avec Castiel nous inquiète tous, certes, et je peux comprendre ton état. Mais nous ne pouvons rien faire pour lui maintenant. Malgré ça je ne peux pas te laisser t'enliser dans une dépression sans réagir !

Une dépression ? Peut-être bien. Je ne pensais à rien  me concernant. Je ne pensais ni au suicide ni à la mutilation, ni à quoi que ce soit d'autre de ce genre.
 
-Je ne vais rien me faire, Rosa, dis-je toujours sur le même ton.
-Ça me rassure que tu me dises ça, mais tout de même...
-Aucune blessure physique, aucune action physique n'arrangera les choses. Rien de ce que je pourrai me faire ne le fera revenir, rien de ce que je pourrai faire ne soulagera le gouffre que j'ai dans la poitrine, Rosa.

Elle baissa le regard. Elle me connaissait, elle le savait pourtant. Je n'avais jamais été du genre à me faire quelque chose. Je ne sais pas pourquoi pourtant, ce « pourquoi ? » qui me hantait arrêterait de me tourmenter si j'étais morte.
 
Mais non, rien. Je ne pensais à rien me concernant moi. Toutes mes pensées convergeaient vers un seul et même point : Castiel. Lui, et lui seul.
 
Rosa me prit les mains après qu'elle eut refermé la porte. Elle m'emmena jusqu'au clic-clac bleu nuit qui était le seul meuble de la pièce si on omettait la cuisine et son aménagement.
 
-Lassia, essayons de réfléchir à cette situation, dit-elle sérieusement.
-Il n'y a pas à réfléchir, il n'est plus là. Et je ne sais rien de plus. Personne ne sait rien.
-Il ne partirait pas comme ça, tu le sais...

Oui, je le sais. Mais quand bien même, les faits étaient là. Un éclair se manifesta dans mes yeux que Rosa intercepta immédiatement.
 
-Et si... Et s'il lui était arrivé quelque chose ?! Voire pire ! Il n'y a rien d'officiel entre nous, ses parents ne doivent même pas être au courant vu qu'ils ne sont jamais là, et je ne les ai jamais vus ! Rosa, et s'il était... S'il était...

Ma gorge se noua. Je ne pouvais pas imaginer ça. Mais c'était plus fort que moi. Des larmes venant de loin apparurent aux coins de mes yeux. Rosa me stoppa immédiatement.
 
-Calme-toi, il va forcément bien ! S'il lui était arrivé quelque chose le lycée aurait été au courant, et il nous l'aurait dit. S'il s'était fait enlever ça serait passé aux infos, même si j'ai du mal à y croire. Ton Castiel va forcément bien, Lassia, calme-toi... dit-elle d'une voix douce.
 
Je sentais que mes larmes allaient couler malgré ses mots. Je la croyais, c'était rationnel. Mais je n'en avais parlé à personne, c'était peut-être ça qui avait fait que j'étais restée statique.
 
-Lassia, tu peux pleurer. Pleure, ça te fera du bien. Dans une situation pareille, je ne sais même pas si je les aurais contenus une seule seconde...

J'explosais en sanglot, me prenant la tête dans les mains.
 
-Il me manque tellement Rosa... ! Qu'est-ce que j'ai fait pour que la vie s'acharne à ce point ? A croire que ma naissance était une erreur... Me lamentai-je alors qu'elle m'avait pris dans ses bras, elle-même les larmes aux yeux.
-Ne dit pas ça... Essaya-t-elle de me consoler.
 
Il n'y avait que lui pour me mettre dans un état pareil. Et elle le savait, puisque c'était la première fois qu'elle me voyait pleurer. Elle savait que j'étais forte émotionnellement, mais dès que ça le touchait, j'avais l'impression de n'avoir plus aucune résistance, comme si chaque chose le concernant me percutait violemment en plein c½ur.
 
Elle me caressa les cheveux alors que je versais des perles salées en silence. Je finis par me calmer, et elle le sentit.
 
-On va essayer de comprendre. Lors de la soirée que vous avez passée ensemble, est-ce qu'il a dit ou fait quelque chose de particulier ? N'importe quoi qui pourrait nous aider.

Je me retirais d'elle, essuyant mes yeux. Cette phrase inachevée me vint tout de suite à l'esprit.
 
-Il était plus tendre et affectueux que d'habitude... Et puis il m'a dit ça avec un air que je n'ai pas réussi à décrypter : « Tu sais, ça fait un peu plus d'un an qu'on est ensemble, et puis on a tous les deux 18ans... » Et puis plus rien, il m'a dit de laisser tomber.

Elle écarquilla les yeux, comme si elle avait compris quelque chose. Mais je continuais.
 
-Ensuite, il a pris une douche et en sortant, il a fait comme si de rien n'était. Je n'ai pas insisté, même si je n'avais pas compris où il voulait en venir. Je ne l'ai jamais forcé à dire les choses, je n'allais pas commencer maintenant.

Mon c½ur se serra en y repensant. On était si bien, ce soir-là. Et cet éternel mot qui me revenait à l'esprit. Pourquoi ?
 
-Castiel... T'a vraiment dit ça ? Demanda-t-elle ahurie.
-Oui, pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a de si surprenant ? A moins que...

Répéter ses mots me fit réaliser quelque chose.
 
-Si ça se trouve, il a essayé de me plaquer en douceur. En me disant que ça faisait un an, il voulait me dire que ça commençait à faire long et à le lasser. Et puis en ajoutant qu'on était majeurs, il insinuait sûrement qu'on était assez mature pour ne pas en faire toute une montagne. Mais puisqu'il n'a pas réussi, c'est le silence radio.

J'avais parlé sur un ton calme, comme si j'avais enfin trouvé la réponse évidente à ce mot me tourmentant, un sourire ironique étirant mes lèvres.
 
-Je suis parfaitement ridicule. Et tous ces gestes tendres, ce n'était que pour se faire pardonner de me plaquer. Qu'elle idiote. Qu'elle idiote, répétai-je encore.
-Tu te trompes, intervint brutalement Rosa.
 
Mon regard se redirigea vers ses prunelles dorées qui était plus que sérieuses.
 
-Tu sais, je connais Castiel depuis longtemps, et Lysandre le connait depuis le jardin d'enfance. Alors oui, je peux te dire qu'effectivement, il a enchaîné les filles, et a brisé pas mal de c½urs. Rares ont été les fois où je l'ai vu vraiment heureux avec une fille, on en a beaucoup parlé avec Lysandre. Dès que vous vous êtes connus, Castiel s'est métamorphosé.

Elle s'interrompit devant mon air peu convaincu. Elle me reprit les mains et me regarda droit dans les yeux.
 
-Pour la première fois, depuis que vous êtes ensemble, nous l'avons vraiment vu heureux, Lassia. Avec toi. Il t'aime. On ne l'a jamais vu aimé une fille à ce point. Au point de ne pas draguer ailleurs alors qu'il était en couple. Crois-moi, il n'a jamais tenu une relation aussi longue, il n'aurait jamais supporté toutes les crises que vous avez traversé s'il ne t'aimait pas. Castiel est vraiment amoureux de toi, Lassia.

Quelques larmes dévalèrent mes joues à ses mots. Je l'avais tant espéré, mais je n'avais jamais osé formuler ces pensées à hautes voix. Je voulais vraiment croire que j'étais la première qu'il ait vraiment aimé. La première avec qui il ne voudrait pas jouer. Mais surtout la dernière. C'était si naïf de penser ça. Mais j'espérais tellement qu'il ne s'intéresse à aucune autre fille, qu'il n'aille jamais voir ailleurs...
 
-Je ne pourrais jamais aimer un autre, Rosa. Tu te rends compte, que si ça ne dure pas, je serais comme maintenant pour toujours ? C'est peut-être fou de se dire ça mais... Je te jure... Castiel est mon premier et je le sais, dernier. Je n'en voudrais jamais d'autre. Qu'est-ce que je vais faire s'il ne revient pas, Rosa ?

Elle me lança un regard attendri.  Elle savait peut-être que Castiel m'aimait vraiment, et je le pensais aussi d'une conviction inébranlable avant ces événements. Je le pensais toujours en réalité, mais j'avais peur que cette pensée, cette conviction ne soit en réalité qu'un espoir fou, qu'une illusion qui me glissait entre les doigts.
 
-On va le retrouver, je te le promets. Je ne laisserai pas un couple si mignon se briser, je t'en fais la promesse, affirma-t-elle.
 
Je soupirais, et essuyais d'un revers de main la larme que j'estimais de trop.
 
-Merci  Rosa, murmurai-je de ma gorge endolorie par les sanglots. »
 
Elle ne me dit finalement jamais pourquoi elle avait affiché une mine si effarée lorsque je lui avais raconté le comportement étrange de Castiel. Elle avait dû se tromper, enfin j'avais pas envie de me prendre encore plus la tête, surtout pour si peu. 
Avant de partir, Rosa me demanda de revenir au lycée le lendemain. J'avais finalement accepté, surtout qu'elle m'avait dit qu'elle essaierait quelque chose.
 
Le soir-même, je pris une douche, non sans penser encore au rouge. Il fallait que je le retrouve. Il le fallait, peu importe la raison, peu importe ce que je trouverai. Il le fallait, je ne pourrai jamais vivre avec ce vide, avec ce poids en moi !
 
C'est déterminée que j'allais me coucher, et que je m'endormis cette fois. Une nuit qui ne fut pas la plus reposante qu'il soit, mais au moins j'avais dormi.
 
Le lendemain, comme convenu, je fus au lycée à 8h tapante. Mais il n'y avait personne. Quelques instants après, Rosa apparu près des grilles.
 
« -Bonjour Lassia, tu as meilleure mine qu'hier, on dirait, me salua la blanche.
-Oui, j'ai pu dormir un peu... Mais pourquoi c'est désert?

Elle eut un léger sourire amusé.
 
-On est samedi, Lassia, tu es vraiment déconnectée. Mais je peux te comprendre. Je t'ai donné rendez-vous ici puisque j'habite pas loin. Viens, suis-moi. Mon père a été d'accord pour nous aider.
-Ton père ? Répétai-je, intriguée.
-Il est policier, précisa-t-elle. »
 
Elle m'expliqua alors son idée. En presque une semaine, loin de chez lui, Castiel avait dû se servir de son téléphone, de sa carte bleue, ou d'autre chose qui permettrait de trouver sa trace. Et son père avait bien voulu nous aider, surtout qu'en tant que policier, il se voyait mal ne pas aider des civiles. Mais foncièrement, les autorités ne s'inquiétait pas pour lui, ses parents n'avaient rien signalé, et il avait 18ans, il pouvait faire ce qu'il voulait, être n'importe où, ça n'avait pas lieu d'inquiéter, selon eux.
 
On traversait quelques rues, au bout de 5min, on arrivait devant sa maison. Une maison à la devanture blanche et presque imposante. C'est sûr que c'était plus chic que chez moi, mais bon je m'en fichais royalement.
 
Le portail noir s'ouvrit sur une cour pavée de dalles grises. Nous la traversions pour finir sur la terrasse, puis dans l'entrée carrelée. Je n'étais pas là pour admirer la déco, mais je vis bien que c'était un minimum chic, sans être luxueux non plus.
 
Son père était un grand homme à la quarantaine, les cheveux courts et châtains, une moustache habillant le dessous de son nez. Ses yeux étaient les mêmes que Rosa, dorés et immanquables. Il portait un ensemble blanc et un veston bleu chic.
 
Il me salua, puis nous conduisit à son bureau. J'étais trop perdue dans mes pensées pour regarder autour de moi, mes yeux rivés au sol. Il ouvrit une porte en bois sombre qui donnait sur une petite pièce où un grand bureau y était installé un ordinateur fixe avec plusieurs écrans et plein de matériel qui m'était inconnu.
 
Il nous apporta des chaises pour que l'on s'asseye pendant qu'il préparait le matériel. Une fois cela fait, il me demanda le numéro de Castiel, que je lui donnais immédiatement, stressée de savoir si ça allait marcher.
 
Il tapa les chiffres sur son clavier, puis après quelques minutes, la machine bipa. L'homme fit une mine surprise. Je me levais et il tourna l'écran vers nous.
 
Kyoto. La dernière conversation qu'il avait eu par téléphone remontait à deux jours, et venait de Kyoto. Soi à plus de 400km de Tokyo, là où nous étions.
 
Mon visage s'était décomposé, Rosa posa une main sur mon épaule. C'était à plus de 5h de route en voiture en longeant la côte Est. Qu'est-ce qu'il foutait là-bas ?! Il ne m'en avait jamais parlé, je ne voyais aucune raison pour laquelle il y aurait été !
 
Rosa me rassura, elle m'affirma que nous irions, en train ça ne faisait que 3h30. J'acquiesçais, son père me donna l'adresse sur mon téléphone pour avoir au moins le quartier. Kyoto était tout de même grand.
 
Ni une ni deux, nous partîmes pour la gare, et prîmes le premier train pour Kyoto. Heureusement que nous avions assez d'argent chacune. Après nous être installées dans le wagon, les questions m'assaillirent, et l'angoisse.
 
Qu'est-ce que j'allais trouver là-bas ? Est-ce que j'allais vraiment réussi à le voir ? Et qu'est-ce que qu'il me dirait ? « Désolé de t'avoir inquiété, viens par-là » en m'enlaçant ? Ou bien pire... J'avais peur de trouver quelque chose qui ne me plairait pas, qui me ferait mal. J'avais un mauvais pressentiment, mais mon instinct était peut-être détraqué avec toute cette histoire. Du moins je l'espérais...
 
Les 3h30 passèrent lentement. Très lentement. Trop lentement. Rosa essaya encore de me rassurer, mais je n'y arrivais pas, j'étais angoissée, terrorisée, apeurée, anxieuse. Je voulais tant le voir, j'avais si hâte et en même temps si peur. Mais je ne pouvais pas rester dans l'ignorance pour le restant de ma vie. Peu importe ce que je me prendrai dans le c½ur, il fallait que je sache. Il le fallait...
 
La gare de Kyoto fut enfin annoncée. Mon c½ur faillit louper un battement et je me levais dans la seconde suivante. Rosa me suivit, et guidée par mon téléphone, nous prîmes le taxi pour nous rendre dans le quartier qui était indiqué sur l'appareil.
 
La voiture s'arrêta près d'une rue piétonne mais bondée, nous y étions. Nous payâmes et regardâmes tout autour de nous. Ce n'était pas si différent de Tokyo, mis à part que nous ne fréquentions jamais de quartiers aussi denses et remplis de gratte-ciels. Mais ce n'était en aucun cas ce qu'il manquait dans notre ville.
 
Nous avions passé un bon moment à questionner les passants et les magasins aux alentours en donnant la description du rouge en plus de sa photo pour ma part. Un grand aux cheveux mi-longs rouges et au style rebelle, c'était assez repérable. L'un des marchands de nourriture régionale nous informa qu'un garçon correspondant à sa description et à la photo passait souvent à son stand vers l'heure du déjeuner.
 
Il était 11h30 passé maintenant, alors nous étions restées un peu plus loin. Rosa voulu me changer les idées en allant regarder les boutiques de la rue piétonne, mais j'en étais incapable, je ne pouvais pas détourner le regard du stand.
 
Ne voyant pas les minutes défilées, j'avais convaincu Rosa qu'elle pouvait aller y faire un tour. Je cherchais partout du regard, un seul mot, un seul prénom en tête. Castiel.
 
Une petite pluie avait commencée à tomber, mais je ne la sentais même pas tremper mes vêtements.
 
Soudain, mes yeux le captèrent immédiatement. J'avais l'impression que tout autour de moi s'était stoppé. Comme si les gouttes d'eau étaient restées en suspension dans les airs. Comme si plus rien n'existait autour de moi.
 
Il portait un sweat à capuche, mais je l'avais reconnu. Il se pencha pour commander de quoi manger, ses mèches rouges tombant légèrement devant ses yeux onyx. Des yeux qui n'exprimaient rien d'habituel.
 
Castiel, mon Castiel, mon amour, ma vie, tout ce que j'avais. Il était là, devant mes yeux, devant moi, même s'il ne me voyait pas. Il était vraiment là, je ne rêvais pas. C'était lui, il n'y avait pas de doute possible.
 
Ma gorge se noua, une furieuse envie de pleurer me prenant. De pleurer des larmes mêlées de sentiments si contraires. Malgré tout, un sourire se dessina sur mes lèvres.
 
J'avançais d'un pas, et ma vision se figea. J'eus l'impression que mon c½ur s'arrêtait, se fissurait pour se briser violemment. Mes bras tombèrent le long de mon corps, mes yeux s'emplirent de larmes que je ne pouvais refréner, le choc était bien trop brutal.
 
Une fille, grande, aux longs cheveux roux se précipita vers lui, un parapluie ouvert à la main. Une fille plus que jolie, féminine, maquillée, à la pointe de la mode. Une fille qui représentait mon opposé.
 
Cette fille qui venait d'embrasser l'homme de ma vie sous mes yeux, sans qu'il l'en empêche, restant sans bouger.
 
J'avais si mal, une douleur qui me foudroya tellement que je fus incapable de bouger sur le coup.
 
Un seul mot traversa mes lèvres, d'une voix tremblante, murmurant de désespoir.
 
« Castiel »

Et ce mot qui m'asseyait de plus belle. Pourquoi ? Tout ça n'avait pas de sens !
 
Comme s'il avait entendu mon appel fou, il se retourna. Nos regards se croisèrent. Il me vit, dans mon sweat et mon jean noir habituel. Il me vit, trempée jusqu'aux os, détruite, brisée jusqu'au plus profond de mon être.
 
Il me vit, et écarquilla ses yeux qui autrefois me regardaient si tendrement. Les larmes qui menaçaient depuis plusieurs secondes de s'écrouler sur mes joues lâchèrent.
 
Je me retournais et couru à travers les rues de Kyoto, les larmes ne voulant pas s'arrêter.
 
Pourquoi est-ce que tu m'avais fait ça, Castiel ?

 

 

I'll always be there [Partie 1]
Voilà la première partie de mon Two Shot qui est censé être une réécriture de mon One Shot My life is a lie que vous pouvez toujours aller lire ou relire pour voir la différence énorme qu'il a entre cette version et l'originale. Mais je l'ai tellement changé que je trouve que c'est un autre écrit, mais des choses reste fondamentalement les même, alors je laisse les deux, voilà x) N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensez! 
Je ne demande que des commentaires constructifs! Késako?

 

I'll always be there [Partie 1]

Tags : I'll always be there - Amour Sucré

I'll always be there [Partie 2] 21/09/2015

I'll always be there [Partie 2]

 

Réécriture de My life is a lie

 


Je courrais comme une folle. Mon c½ur me faisait mal, les larmes s'enchaînèrent sur mes joues et dans mes yeux à un tel point que je n'y voyais plus rien. La pluie, comme pour s'accorder avec ma peine incommensurable, tombait maintenant à verse.
 
J'étais trempée toute entière, courant à travers les rues de Kyoto. J'avais seulement entendu sa voix s'énerver contre la fille. A vrai dire, je ne voulais plus rien entendre et me bouchais les oreilles. Je ne savais même pas s'il avait essayé de m'appeler, essayé de me rattraper.
 
Tout ce que je savais, c'est qu'il ne me rattrapa jamais.
 
Je ne regardais pas où j'allais, les rues étaient désertes à cause de la pluie. Mais je percutais quelqu'un, et je reconnus sa voix.
 
« -L-Lassia...? Mais enfin qu'est-ce qui se passe ? S'inquiéta la blanche que je venais de retrouver, un parapluie à la main.
 
Je ne répondis rien, mes larmes étaient suffisantes pour qu'elle comprenne.
 
-On rentre, fit-elle le c½ur lourd. »
 
J'acquiesçai simplement, tremblant encore. Elle m'abrita de son parapluie et nous regagnions la gare. Mes larmes avaient arrêté de couler, mais j'étais toujours dans le même état d'incompréhension totale.
 
Dans le train, Rosa ne demanda rien, bien que je devinais facilement son envie de savoir ce qu'il se passait. Et je finis par lui expliquer non sans lâcher encore quelques perles salées.
 
Elle s'horrifia, essayant de me contredire par tous les moyens. Que Castiel n'aurait jamais fait une chose pareille, qu'il devait y avoir une explication, que j'avais sûrement mal vu.
Elle comprit à ma non-réaction que ce n'était pas le cas.
 
Je lui demandais de ne pas s'en vouloir. J'avais voulu savoir. Je voulais plus que tout savoir, quitte à souffrir, je m'y étais préparée, alors je n'avais aucune excuse. Mais ça faisait tout de même si mal de se prendre la vérité en pleine face aussi violemment.
 
Les mots que j'avais dit à propos de lui la veille me revinrent à l'esprit. Et le pire c'est que je les pensais toujours. Je ne pourrais aimer que lui dans toute mon existence. Je n'étais pas une fille à amour, je n'étais pas faite pour ça, je l'avais compris. Mais avec lui c'était différent, si différent...
 
J'aurais tant aimé avoir des explications, même si l'hypothèse qu'il se soit tout simplement lassé était la plus logique. Lassé d'une fille qui n'en avait ni le caractère ni le style. Une fille comme cette rousse lui allait mieux, personne ne pouvait imaginer un homme comme Castiel avec une fille comme moi, c'était ridicule.
 
Je n'avais plus qu'une seule option. Le regarder de loin, peu importe à quel point j'en souffre, je voulais juste continuer à veiller sur lui. C'est tout. Veiller sur l'homme qui aurait à jamais mon c½ur.
 
Mes larmes avaient eu raison de mes yeux, et je finis par m'endormir de fatigue. Une fois de nouveau à Tokyo, on reprit le taxi jusque chez moi, puis elle rentra chez elle. Le tout dans le silence.
 
Je m'écroulai encore sur mon lit, me demandant si tout était de ma faute. Si j'avais été une fille comme elle, il ne m'aurait peut-être pas fait ça. Si j'étais plus féminine, plus délicate, plus gentille. Plus une fille comme elle, comme cette rousse.
 
Mon téléphone bipa. Je regardai ce qui y était affiché, et mon c½ur faillit louper un battement en voyant le prénom de l'homme que j'aimais s'afficher sur l'appareil. En regardant de plus près, je vis qu'en réalité, le père de Rosalya avait laissé actif le système pour localiser son téléphone. Et il était en train de revenir à Tokyo... Pourquoi ? Pour...moi ?
 
Je secouais la tête négativement, c'était impossible, complètement impossible... Il était avec cette fille maintenant... Et je devais être lucide, il ne penserait plus jamais à moi, le garçon manqué qui l'aimait comme une dingue même une fois trahie.
 
C'était sûrement pathétique, mais je n'y pouvais rien, c'était comme ça. J'étais incapable de contrer mes sentiments maintenant. Je n'aurai plus jamais ses bras, sa chaleur, ses baisers, son odeur, ses « je t'aime ». Ils étaient pour elle. Je désirai plus que n'importe quoi son bonheur, même si cela signifiait le laisser à une autre.
 
L'amour n'était pas un sentiment égoïste, ça je l'avais bien compris. C'était un ensemble de choses, bonnes comme mauvaises, qui peut rendre quelqu'un aussi fou de joie que de tristesse, qui peut faire faire n'importe quoi à n'importe qui, dans le bon comme dans le mauvais sens.
 
Et l'amour demandait toujours des sacrifices. Alors si ma pauvre existence devait en être un, je n'avais pas à hésiter une seule seconde.
 
Je n'avais qu'un regret. Je ne savais pas si j'avais réussi à lui faire comprendre, mais je serais toujours là pour lui. Quoi qu'il puisse arriver, quoi que je doive endurer, je serais là, peu importe ce que je dois subir, peu importe le problème, je serais là. Prête à tout pour lui, tout simplement.
 
J'avais encore un espoir fou, une petite voix qui essayait de me persuader que tout n'était pas perdu. Sous ma couette, je fixais l'écran, ces quelques pixels constituant le prénom de l'homme que j'aimai et qui en même temps avait détruit mon c½ur. Il était maintenant à Tokyo. Mais pourquoi... ?
 
Je finis par m'endormir, c'était trop en une journée, mon corps n'avait pas tenu le choc. Je ne me réveillai même pas lorsque mon réveil sonna, ce qui me fit me lever à midi passé. Je n'allais donc pas être présente en cours, je n'en avais pas le courage.
 
Mon ½il avait été automatiquement attiré par mon téléphone, affichant toujours ce prénom. Savoir où il était en permanence était encore pire, car une horrible envie d'aller le voir me prenait à chaque fois que je posais les yeux sur l'appareil. Mais à quoi bon, il serait encore avec cette fille...
 
Cette fille qui était peut-être mon opposé en apparence, mais j'espérais qu'il soit heureux avec elle, et qu'elle ne le fasse pas souffrir. La fille la plus normale du monde aurait voulu l'oublier, se venger, ou que sais-je. Mais je savais que depuis ma naissance je n'avais jamais été comme les autres. Je ne pourrais jamais oublier tout ce qu'il s'était passé entre nous, c'était tout bonnement impossible, j'en étais incapable. Et encore moins capable de lui faire du mal.
 
Castiel n'était pas le dernier des monstres, il n'était qu'un homme avec des envies qui divergeaient. Et puis il avait bien essayé de me plaquer, mais sans succès. J'étais peut-être idiote de raisonner comme ça, mais je pensais toujours que ce n'était pas de sa faute. Je connaissais son caractère, je connaissais son passé, je connaissais les risques. Je m'étais juste brûlée les ailes, c'est tout.
 
Je n'étais pas folle au point de tout mettre sur mon dos non plus. Il aurait pu réussir à me faire passer clairement le message, mais bon, après plus d'un an, j'imagine bien que c'était difficile.
 
Celle à qui revenait la faute dans la majeure partie était la vie, tout simplement.
 
Quant à ma décision folle de veiller sur lui, je n'allais pas être envahissante non plus. S'il était bien avec cette fille, je m'effacerai simplement de sa vie. C'était le mieux pour tout le monde, j'imagine...
 
Mais les faits étaient là. Il me manquait atrocement et c'était même pire qu'avant. L'imaginer donner de l'amour à une autre fille me faisait mal au c½ur à un point inconcevable. Mais je pensais toujours ce que j'avais dit. Je serais capable de n'importe quoi, pour lui, et seulement lui.
 
Je traînais pendant de longues heures. Puis je pris la décision de sortir. Après mettre douchée froidement et m'être préparée, je mis mon téléphone dans la poche avant droite de mon jean, rabattis la capuche de mon sweat-shirt noir sur mes cheveux et sortis. Je fermais à clé le studio si vide qui me servait d'habitation et commençais ma marche.
 
Je ne savais pas vraiment où j'allais, je savais seulement que je voulais être seule. Rosa avait dû le comprendre puisqu'elle ne me contacta pas.
 
C'est dingue à quel point je n'avais envie de rien sans lui. Je passais devant la boulangerie du coin de la rue, où nous avions l'habitude de prendre des viennoiseries que l'on se partageait toujours. Puis le parc où nous traînions à chaque occasion où le soleil se pointait dans le ciel. Toutes les batailles d'eau que nous avions faites près de cette fontaine de la place dallée de gris.
 
Castiel n'était pas l'homme j'aimais. Il était mon monde entier.
 
J'étais arrivée sans le vouloir devant chez lui. Mes jambes m'y avaient conduit toutes seules. Je regardais pendant un long moment cette porte brune que j'avais passée si souvent. Cet appartement que je connaissais comme ma poche.
Je soupirais. Tous ces souvenirs me faisaient si mal au c½ur que c'en était presque insoutenable.
 
Je détournai le regard, avançais d'un pas, puis entendis un bruit qui me fis presque sursauter tellement j'étais plongée dans mes pensées.
 
Un aboiement plaintif. Démon.
 
Je refis face à la porte, et pris mes clés. Ces clés où figuraient les siennes. J'hésitais, mais Démon réitéra sa plainte. Je devais ouvrir pour lui, au moins. D'une main fébrile, je les passais dans la serrure, et en prenant une grande inspiration, tournais d'un coup sec.
 
J'actionnais la poignée, et à peine la porte fut entrouverte que le beauceron me sauta littéralement dessus, basculant la capuche de mes cheveux neige. Castiel n'était visiblement pas là.
 
Je lui fis une caresse sur sa tête noire, mais il semblait inquiet. Même après plusieurs caresses il ne se calmait pas. Il devait sentir que quelque chose clochait, son maître n'avait après tout pas l'habitude de s'absenter si subitement comme ça. Je savais que Lysandre s'en occupait sur demande de Castiel avant sa disparition, mais même en demandant des explications, il n'avait jamais rien su de plus.
 
« Il y a quelque chose qui t'inquiète, n'est-ce pas mon grand ? »

Le chien ne me donna comme toute réponse qu'un couinement.
 
J'entrai dans l'appartement vide. Castiel n'avait pas mis les pieds ici depuis la dernière fois où j'étais venue. C'est-à-dire la veille de notre soirée à l'hôtel. Je le compris car rien n'avait bougé de place depuis.
 
L'entrée, comme tout le reste de l'appartement, était recouverte de parquet noir. Les murs étaient pour la plupart peints de gris clair, avec quelques touches de rouge et de noir. C'est dingue comme ça pouvait lui ressembler. Sur la gauche se trouvait le salon, plus ou moins rangé. Un canapé en similicuir blanc se trouvait en face d'une télé à écran plat de taille moyenne, qui ne servait qu'à jouer à la PS4 ou à regarder des films.
 
J'eus un sourire nostalgique en repensant à toutes ces heures passées à jouer ou à mater des DVD.
 
Je regardai vers le fond de la pièce, vers la cuisine aménagée à l'électroménager en inox et aux meubles sombres.
 
Cette grande table, je ne comptai plus le nombre de pizzas que nous avions mangé dessus.
 
Un soupire profond me vint. Oui, ensemble. Avant.
 
Je cessais de rêver et donnais quelques croquettes à Démon, qu'il renifla sans même y toucher. Il était bel et bien inquiet, et peut-être même trop pour une simple rupture. Et ça commençait à m'alarmer aussi.
 
Les animaux avaient toujours eu un sixième sens, et ils ne cachaient pas leurs sentiments, contrairement à ces idiots d'humains.
 
Puis, je relevai la tête en reposant le paquet, inspectant la pièce du regard. Toutes ses affaires étaient là, rien ne manquait. Il n'avait strictement rien pris avec lui. Mais pourquoi ? Il serait parti précipité ?
 
Peut-être que la réponse n'était pas aussi simple que ce que j'avais cru...
 
Je passais dans la cuisine, et vis un verre au contenu noir posé sur la table. Je compris rapidement que c'était un verre de Coca, la bouteille étant de plus à côté. Mais un peu plus loin, j'aperçus quelque chose roulé en boule. Je pris alors le quelque chose en question, et vis qu'il s'agissait de papier cartonné noir.
 
Mes mains tremblèrent légèrement lorsque je le défis. C'était... la carte de visite de mon père. Je pouvais comprendre qu'elle avait été effectivement froissée lorsque mon père l'avait donné à Castiel. Puis il l'avait défait, avant de la mettre rageusement en boule.
 
Mais qu'est-ce que ça voulait dire ?! J'avais du mal à lire, des morceaux étaient déchirés. Mais je n'étais pas bête au point de ne pas comprendre le mot « producteur ». Et connaissant Castiel tout prenait sens.
 
Alors il serait parti comme ça sans rien dire pour aller mener une carrière de guitariste avec cette fille ?! Mais alors pourquoi être énervé au point de mettre ce papier dans cet état ?
 
Un bruit me fit sursauter tellement il était soudain, me sortant de mes pensées. Je lâchais le papier et sortis mon téléphone, je crus rêver. Ses accords... Il n'y avait que lui qui avait cette sonnerie. Mes mains tremblèrent, je laissais bien trois sonneries avant de me décider à mettre l'appareil à mon oreille après avoir décroché avec extrême lenteur, ne sachant pas à quoi m'attendre.
 
Mais dès que j'entendis quelque chose, je me figeais, mes pupilles se contractèrent. La seule et unique chose que j'avais entendue était un coup de feu et des voix lointaines. Ce n'était pas volontaire, son téléphone m'avait appelé tout seul. Et l'appel coupa alors aussi subitement.
 
Après être restée sans bougée pendant un moment, un aboiement de Démon me fit réagir. Je regardais alors mon écran et repérais rapidement où il se trouvait.
 
Une fois sa position localisée, je me précipitais dehors, passant devant le miroir de l'entrée, apercevant juste que mes yeux étaient rouges à force d'avoir pleuré. Laissant le chien là, je refermai la porte à la vitesse de l'éclair en suivant mon téléphone, courant aussi vite que je le pouvais.
 
Je savais ce qu'il manquait. Il y avait quelque chose qu'il n'avait pas laissé dans son appartement, car il le laissait toujours à un endroit précis les rares fois où il ne l'avait pas.
 
Quelque chose qui me redonna un espoir fou, propulsant mes jambes à toute allure.
 
Le soleil commençait à descendre dans le ciel, les rues se faisaient petit à petit plus sombres et les passants de plus en plus rares.
 
« -Ça suffit maintenant, foutez-moi la paix ! Hurla une voix que je reconnus immédiatement.
 
A bout de souffle, j'étais arrivée à l'endroit que m'indiquait mon téléphone. Et la scène qui s'offrait à moi était irréaliste.
 
Castiel était bien là, les poings serrés et le visage marqué par la colère. La rousse était derrière lui, se cachant dans son dos, tremblant de peur.
 
Ma tête se tourna vers la personne qui faisait face au rouge. Cette fois, je ne fus pas tétanisée comme la dernière fois.
 
Surtout en voyant ce qu'il tenait. Ce que tenait mon père, un sourire démoniaque collé au visage. Il osait pointer un flingue sur l'homme que j'aimais !
 
Je ne comprenais toujours pas tout, mais j'avais compris l'essentiel. Castiel était en danger, en danger de mort !
 
Sans réfléchir, j'accourus devant les yeux surpris de tous. Faisant dos au rouge, je profitais de l'étonnement pour saisir l'arme à feu.
 
Mais le brun se ressaisit rapidement, et refusa de lâcher prise.
 
-Mais qu'est-ce que tu fous là toi ?! Dégage ! S'énerva l'homme.
 
Sans rien lui répondre, les yeux rivés sur l'arme, je ne lâchai pas non plus de mon côté, déterminée à mettre hors de danger l'homme que j'aimais.
 
Je savais que c'était insensé, risqué au possible, mais mon corps avait agi tout seul. Je ne supportai pas de le voir blessé. Puis j'eus une idée.
 
Avec toute ma force, je réussis à diriger l'arme vers lui, et un coup de feu ne tarda pas à partir. Et un hurlement rauque de douleur s'ensuivit. Il venait de se prendre une balle dans le genou droit, l'immobilisant.
 
Mais avant de tomber au sol, un deuxième coup de feu retenti.
 
I'll always be there [Partie 2]
 
L'adolescent n'avait pas décroché un mot, n'avait pas fait un mouvement en voyant la jeune fille se précipiter sur son ennemi. Il en était incapable, trop de questions se bousculèrent simultanément dans sa tête.
 
Pourquoi était-elle là ? Pourquoi faisait-elle ça alors qu'elle devait être persuadée qu'il l'avait trompé ? Pourquoi le protégeait-elle ?
 
Rien n'avait de sens dans cette scène irréaliste.
 
Mais un bruit le sortit brutalement de ses pensées. Le premier coup de feu l'avait fait sursauter, mais le second le figea.
 
L'homme s'effondra au sol, tandis que la blanche reculait, se tenant le flanc gauche fébrilement. Dans un dernier geste, elle éloigna l'arme d'un coup de pied avant de commencer à s'affaisser dangereusement.
 
Castiel comprit immédiatement et se précipita vers la blanche. Avant qu'elle ne tombe brutalement au sol, il la rattrapa et la tint doucement dans ses bras.
 
Il ne comprit pas tout de suite, ou plutôt il ne voulait pas comprendre. Mais lorsqu'il vit la blessure ensanglantée de la jeune fille, ses yeux s'écarquillèrent d'effroi et il la resserra un peu plus contre lui.
 
-Appelle une ambulance Jess ! Ordonna-t-il en hurlant à la rousse, qui s'empressa de s'exécuter après s'être remis de ses émotions.
 
La jeune fille regarda le rouge tendrement, un léger sourire aux lèvres alors qu'il appuyait sur sa blessure, espérant stopper l'hémorragie.
 
-Tu n'as rien ? Dit-elle faiblement.
-Qu'est-ce que tu racontes ?! C'est toi qui es blessée !

Une vague de culpabilité envahit le rouge. Il se sentait encore plus coupable qu'avant.
Mais elle ne fit que sourire un peu plus, soulagée.
 
-Pourquoi t'es venue ?! Commença-t-il à s'emporter en sentant de plus en plus de sang sur ses mains.
-Parce que...tu étais en danger... Articula-t-elle doucement.
 
Le rouge se figea. Elle avait voulu le protéger au péril de sa propre vie alors qu'elle ne savait rien ! C'était insensé !
 
-Tu ne savais rien, et tu es venue ! Mais pourquoi ?! S'exclama-t-il en tremblant.
 
La fille qu'il aimait plus que tout était en train de se vider de son sang, par sa faute, il ne pouvait pas concevoir sa mort, et surtout pas comme ça.
 
-Tu peux pas mourir, pas comme ça... ! Continua-t-il la gorge serrée.
 
La blanche garda son sourire, bien que ses cheveux habituellement immaculés se tintaient lentement de rouge.
 
-Au contraire... Mourir en protégeant l'homme qu'on aime... est la plus belle des morts... Fit-elle doucement en posant sa main sur la joue du rouge.
 
Il baissa légèrement la tête, ce qui fit apparaître le pendentif qu'elle lui avait offert pour leur un an. Un pendentif argenté en forme de médiator, gravé à son nom.
 
L'adolescent, après avoir été figé par ses mots qu'il ne pensait plus jamais entendre, saisit fermement sa main, ses yeux commençant à s'embuer. Il sentit que son corps était quasiment glacé.
 
-Tu l'as... gardé, remarqua-t-elle en souriant toujours.
-Evidemment... T'as pas le droit de me laisser, déclara le rockeur sans expliquer quoi ce soit de sa conduite.
-Je serais... toujours là, répliqua la blanche, qui devenait de plus en plus livide.
 
Devant son comportement qu'elle ne pouvait pas comprendre sans explications, le jeune homme ferma les yeux de chagrin.
 
-Moi aussi... Je te promets que moi aussi, je ne partirai plus jamais, je serais toujours là, quoi qu'il arrive, promit-il d'une voix inhabituellement douce.
 
Elle bougea légèrement sa main pour caresser sa joue.
 
-Je t'aime, Castiel... déclara-t-elle difficilement, des larmes roulant sur ses joues.
 
Il se figea, et les siennes qui menaçaient de s'écraser depuis un moment lâchèrent.
 
-Je t'aime aussi, Lassia, fit-il avant de l'embrasser avec la plus grande douceur. »
 
La main de la blanche lâcha.
 
Seule la sirène de l'ambulance arrivant sur place résonnait dans les alentours, Castiel serrant sa belle dans ses bras, pleurant en silence.
 
La jeune fille rousse ne savait quant à elle pas quoi faire. Elle s'était rapprochée du rouge, mais il était évident qu'il fallait le laisser tranquille.
 
La minute d'après, les ambulanciers arrivèrent et se chargèrent d'emmener la blanche dans le véhicule, bien que le rouge ne voulait pas la lâcher. Il monta évidemment avec eux, tenant toujours la main glacée de la fille qu'il aimait, qui avait les yeux clos.
 
Les secouristes avaient effectués les premiers gestes de secours, et peu de temps après, bien que le rouge trouva cette durée interminable, ils arrivèrent à l'hôpital.
 
Ils l'emmenèrent à un bloc opératoire en urgence, tandis que Castiel devait attendre à l'extérieur, ce qu'il vécut plus que mal puisqu'il donna un coup dans un des murs immaculés du bâtiment, laissant une trace rouge.
 
Blanc comme ses cheveux, rouge comme le sang qui les avait envahi à cause de cette maudite balle.
 
Une infirmière l'emmena pour qu'il puisse se laver les mains et le visage. On lui prêta aussi des vêtements de rechange. Puisque tout son corps comportait des traces de son sang à elle.
 
Il avait attendu des heures assis la tête dans les mains, ne sachant pas si espérer était une bonne idée ou non. Et tant de questions qui resteraient sans réponses, autant pour lui que pour elle. Il ne voulait pas d'une autre fille, il avait depuis longtemps compris qu'elle était la bonne, il ne se voyait avec aucune autre. Et c'est ce qu'il avait voulu lui faire comprendre ce jour-là.
 
Qu'il se haïssait. Il se haïssait de ne pas avoir mis pour une fois cette putain de fierté qui faisait habituellement son caractère de côté pour lui demander concrètement. Qu'il se haïssait d'avoir été naïf au point d'avoir cru qu'une autre occasion se présenterait.
 
Qu'il s'en voulait d'avoir agi sans lui parler. Il voulait tant tout lui expliquer, que jamais il ne l'aurait trompé, que jamais il ne l'aurait lâchement abandonné comme ça. Mais il n'aurait peut-être plus jamais cette chance.
 
Un claquement de porte le fit sursauter. Il releva la tête et vit un homme en blouse blanche. Mais il était impossible de déchiffrer quoi que ce soit sur son visage.
 
« -Vous êtes le petit ami ?

Qu'il détestait ces façons de parler des médecins. Il acquiesça simplement et se leva.
 
-Je suis désolé mais...

Non pas ça. Il ne voulait pas entendre ces mots ! Il ne pouvait pas admettre qu'elle, elle avait pu mourir !
 
-Lassia ne se réveillera peut-être jamais.

Le rouge, qui avait précédemment baissé la tête et serré les poings de rage, le regarda de nouveau, attendant la suite.
 
-Nous avons pu la sauver de justesse, mais son corps était dans un état tel que nous n'avons pas eu d'autre choix que de la plonger dans le coma. Elle peut à tout moment basculer vers la vie ou la mort.

Castiel se figea de stupeur.
 
-Et l'autre... Commença-t-il sous les yeux surpris du médecin. Et l'autre enflure, dites-moi qu'il va aller en tôle ! Ragea-t-il en l'agressant presque.
 
L'homme recula un peu.
 
-Il me semble que Jess Scott a déjà tout raconté à la police, un procès aura lieu, mais seul vous pouvez décider d'y aller ou non, selon votre état.
-Je ferais n'importe quoi pour faire crouler cette ordure qui a osé lui tirer dessus, déclara-t-il le regard noir de colère. »
 
Les semaines qui suivirent furent partagées entre tribunal et hôpital pour le rouge.
 
Il expliqua tout avec l'aide de la rousse. Comment ils avaient tous deux été contactés par son père, comment il avait menacé leur petit et petite amie respectifs s'ils n'acceptaient pas de le suivre.
 
En effet, l'homme voulait les obliger à former un duo, elle au chant et lui à la guitare électrique, pour se faire de l'argent, les faisant passer pour un couple, car c'était « plus vendeur ». Pour ne pas inquiéter sa petite amie, Castiel avait décidé de le suivre à Kyoto sans rien dire, se jurant de trouver une solution sans qu'elle sache. Il ne voulait pas que son passé la torture de nouveau, il voulait la protéger de cet homme odieux qui lui servait de géniteur.
 
Au vu des circonstances, la balle que la blanche avait réussie à lui infliger au genou avait réussi à le retenir, et une fois soigné, puisque c'était la procédure, la police avait été contactée.
 
Leurs témoignages, en plus de la situation de la blanche étaient amplement suffisants pour qu'il soit condamné et enfermé jusqu'à la fin de sa vie dans son pays d'origine.
 
Car c'était loin d'être son coup d'essai.
 
Après cette histoire réglée, tout le lycée était au courant de l'état de la blanche qui « dormait » paisiblement. Castiel n'allait que rarement en cours, et ses amis allaient voir Lassia régulièrement même si c'était surtout pour le soutenir, puisqu'il passait le plus clair de son temps dans cette chambre blanche.
 
Il s'était juré de tenir cette promesse. Il serait toujours là. Toujours. C'est pourquoi en un an, il eut tout le temps de réfléchir. Bon nombre de disputes avaient éclaté entre lui et ses amis, qui voulaient le faire penser à éventuellement tourner la page.
 
Mais c'était impossible, pas avec elle. Pas avec celle qu'il voulait pour le restant de sa vie.
 
Le lycée lui avait donné son BAC d'office, bien qu'il ne se soit présenté à aucune épreuve.
 
Les rares fois où il n'était pas à l'hôpital, il était chez lui pour s'occuper de Démon, ou chez le fleuriste pour changer les fleurs préférées fanées de la fille qu'il aimait. Des camélias. Le fleuriste lui avait raconté leur signification. Elles symbolisaient l'admiration, la beauté parfaite et l'amour éternel.
 
Il eut un sourire en coin. Elle ne devait probablement pas être au courant, mais ça lui allait parfaitement bien.
 
Pendant un an, à chaque sortie, il angoissait à l'idée que son téléphone ne sonne, pour la simple et bonne raison que s'il n'était pas là si elle se réveillait ou, au contraire, si son c½ur arrêtait de battre, ils lui téléphoneraient. Et dans les deux cas, il ne voudrait pour rien au monde être absent, bien qu'il ne voulait pas penser à la deuxième éventualité.
 
Lorsqu'il était avec elle, il pensait au nombre de choses qu'il n'avait pas pu lui dire, au nombre de choses qu'il n'avait pas pu faire ensemble.
 
Il avait eu le temps d'y penser en une année entière.
 
Il regarda cet anneau doré qu'il n'avait au final jamais pu lui offrir après l'avoir demandé en fiançailles. Si seulement il avait eu les couilles de le faire. Il se trouvait si pathétique. Il s'en voulait tellement pour tant de choses, il se serait frappé s'il l'avait pu, voire pire.
 
S'il n'avait pas cette promesse à respecter.
 
Comme promis, il avait été là. Il ne l'avait quitté que de rares fois nécessaires. Mais avec le temps, il avait pu voir ses cheveux s'allonger et sa peau se blanchir encore plus qu'elle ne l'était déjà. Mais surtout, plus le temps passait, et plus elle devenait squelettique.
 
Si seulement il pouvait faire autre chose que d'être simplement là. Si seulement il pouvait faire quelque chose pour la faire ouvrir les yeux. Il avait bien essayé des choses, comme jouer. Il lui avait joué quelques accords, ceux qu'elle aimait tant écouter sans le déranger lorsqu'il le faisait chez lui. Il avait eu l'autorisation de l'hôpital vu que ça faisait un moment qu'elle était là, et pour être honnête, tout le monde trouvait ça admirable qu'un garçon avec son allure agisse ainsi. Mais rien n'avait marché, bien qu'il continuait de le faire, espérant que quelque part, peut-être, ça lui faisait plaisir.
 
Il n'avait jamais pu lui dire à quel point il l'aimait comme un fou, il ne s'en était rendu compte que tard à vrai dire. Il avait fallu qu'elle se retrouve dans cet état pour qu'il comprenne qu'elle était la femme de sa vie ! Il se maudissait d'avoir été aussi idiot, sans parler de ce qu'il avait vu à Kyoto. La voir pleurer, dévastée, le c½ur brisé, par son unique faute. Sans oublier qu'il avait eu la preuve qu'elle l'aimait suffisamment pour avoir fait tout ce chemin, pour le retrouver lui, qui était parti comme un voleur. Ça le rendait dingue.
 
Qu'est-ce qu'il pourrait bien faire sans elle ? Toutes ses actions, sa vie entière, étaient liées à elle.
 
Tout ce qu'il pouvait faire si, malheureusement, elle se réveillait alors qu'il n'était pas là, était de lui expliquer et de tout lui dire par écrit, par lettre. Chose qui lui prit plus de temps que ce qu'il avait cru.
 
Tournure des phrases pour que ce soit crédible ou encore émotion qui prenait parfois le dessus en l'imaginant simplement lire ses mots, la voir réveillée, lui sourire, le regarder comme elle le faisait si souvent lorsqu'ils étaient tous les deux. Autant dire que bon nombre de feuilles de papier y étaient passées.
 
Bon sang, qu'il l'aimait cette fille, cette fille assez dingue pour le protéger après tout ce bordel.
 
Une fois qu'il eut réussi à écrire cette lettre, il l'avait glissé dans une enveloppe à la couleur de ses yeux qu'il rêvait de voir ouverts, inscrivant son prénom à l'encre noire. Il la déposa sur le petit meuble gris à la droite du lit, près du vase où trônaient ses fleurs. Puis, il déposa l'écrin de velours noir contenant la bague, espérant qu'elle comprenne. Même si une fois réveillée, il lui ferait sa demande comme il le fallait. Il se l'était juré.
 
Après avoir écrit sa lettre, il sortit pour rejoindre Lysandre qui l'attendait pour déjeuner. Son meilleur ami avait insisté, car il savait qu'il ne s'alimentait plus correctement depuis bien longtemps.
 
Mais il lui avait donné une demi-heure, pas une seconde de plus. Il détestait quitter cette chambre longtemps, toujours à cause de cet appel qui pouvait être autant détruire sa vie que la sauver.
 
L'argenté l'avait emmené à un café restaurant non loin de l'hôpital pour le repas. Castiel avait immédiatement posé son téléphone sur la table pour l'avoir sous les yeux, son fond d'écran étant la blanche.
 
Il avait réussi à manger quelque chose, mais la discussion n'était jamais très vivace. Mais alors que son meilleur ami venait de lui demander des nouvelles de la blanche, ne s'imaginant rien d'extraordinaire, le rouge se figea et écarquilla les yeux.
 
Son téléphone sonna. Et c'était bel et bien l'hôpital.
THE END...?

 

 

I'll always be there [Partie 2]
Voilà la seconde partie de ce two shot que j'achève enfin! Ne me détestez pas pour cette fin, pitié XD ! Je vous laisse simplement le choix de la fin, s'est-elle réveillée? A-t-elle lu la lettre? Ou au contraire, a-t-elle sombré dans le sommeil éternel? Je vous laisse cours à votre imagination! Et je vous invite même à rédiger votre propre fin de mon TS, et à me les envoyer pour que je les lise! Ce serait trop bien que vous jouiez le jeu! 
Enfin, merci d'avoir lu, et laissez un ptit kiffe mais surtout un com si vous avez aimé :3 !
Je ne demande que des commentaires constructifs! Késako?

 

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I'll always be there [Partie 2]

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